La Turquie et la Serbie pointées du doigt pour manque de coopération avec la justice internationale

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Theodor Meron, Président du Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité. Photo: ONU/Rick Bajornas

Alors que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) doit fermer ses portes fin novembre 2017, les inquiétudes se multiplient face au manque de coopération de la Serbie concernant l'arrestation de trois personnes recherchées pour outrage au tribunal dans l'affaire Jojić et consorts. Lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la justice internationale, le Procureur du Tribunal, Serge Brammertz a aussi dénoncé la glorification des criminels de guerre et la remise en question de l'impartialité du pouvoir judiciaire dans plusieurs pays des Balkans. Autre sujet de préoccupation, la détention continue du Juge Aydin Sedaf Akay qui est affecté à l'affaire Ngirabatware concernant le Rwanda. On écoute,

Le Président du Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux a souligné que c'est une pratique constante et ancienne d'octroyer aux juges internationaux des privilèges et immunités afin de protéger l'exercice en toute indépendance de leurs fonctions judiciaires.

Le juge Akay bénéficie de l'immunité diplomatique depuis qu'il a été affecté, le 25 juillet 2016, à la procédure en cours dans l'affaire Ngirabatware et continue d'en bénéficier jusqu'à la clôture de cette procédure.

Aussi Theodor Meron a appelé le Gouvernement de la Turquie, « dont la longue tradition juridique remonte à plusieurs siècles », à libérer le Juge Akay dans un esprit d'humanitarisme, afin qu'il puisse s'acquitter de ses fonctions judiciaires dans l'affaire Ngirabatware.

(Extrait sonore : Theodor Meron, Président du Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux)

 

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20/10/2017
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