Journée pour l'abolition de l'esclavage : l'ONU appelle à débarrasser le monde de cette pratique ignoble

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Des millions de femmes dans le monde sont victimes de l'esclavage moderne ou de la servitude. Photo: OIT

En cette Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a invité à se souvenir des victimes de l’esclavage dans le monde entier et à réfléchir aux progrès accomplis sur le plan de l’élimination de toutes les formes contemporaines de cette pratique telles que le travail forcé, les pires formes de travail des enfants, le mariage forcé ou servile, le travail servile et la traite d’êtres humains.

« Ensemble, nous pouvons accélérer nos efforts et débarrasser le monde de cette pratique ignoble! », s’est exclamé M. Ban dans un message pour cette journée qui commémore l’adoption, le 2 décembre 1949, par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.

La célébration de cette année coïncide avec le quatre-vingt-dixième anniversaire de la Convention relative à l’esclavage de 1926 et le soixantième anniversaire de la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956.

« Nous pouvons être quelque peu encouragés par la baisse du nombre d’enfants qui exercent les pires formes de travail des enfants, par le renforcement des cadres globaux juridiques et politiques visant à faire face à l’esclavage moderne et à la traite, et par la sensibilisation croissante de l’opinion à la question », a dit le Secrétaire général.

« Néanmoins, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT), près de 21 millions de personnes sont encore victimes de travail forcé et se retrouvent prises au piège dans des situations d’exploitation, de sévices et de violence extrêmes, y compris la violence sexiste. Ceux qui souffrent de formes multiples de discrimination, y compris les femmes, les enfants, les peuples autochtones, les minorités et les personnes handicapées, sont trop souvent d’une vulnérabilité extrême, face aux exploitations et aux violences », a-t-il ajouté.

M. Ban a noté que les migrations étant de plus en plus pénalisées de nos jours, des millions de personnes fuyant les conflits, les persécutions, les situations de crise et la pauvreté extrême connaissent une vulnérabilité grandissante et peuvent facilement être la proie des trafiquants qui exploitent leur désespoir.

Le chef de l’ONU a rappelé que le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage aide à rétablir les droits de l’homme et la dignité de milliers de victimes et de leur famille en accordant des subventions à des projets destinés à fournir des services de réadaptation. « J’exhorte les États Membres, les entreprises, les fondations privées et les autres donateurs à accroître leurs contributions », a déclaré le chef de l’ONU.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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