Guinée-Bissau : l'ONU appelle les acteurs politiques à faire preuve d'esprit de compromis

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Modibo Touré, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Guinée-Bissau, s'exprime par vidéoconférence devant le Conseil de sécurité. Photo ONU/Loey Felipe

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi les acteurs politiques en Guinée-Bissau à faire preuve de bonne volonté et d’esprit de compromis pour mettre fin à l’impasse politique et rétablir la viabilité institutionnelle dans ce pays.

« Le Secrétaire général suit de près les développements liés à la formation d’un nouveau gouvernement en Guinée-Bissau, notamment les décisions prises à cet égard par le Président José Mário Vaz le 12 décembre 2016, et la déclaration faite le 13 décembre 2016 par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et de Cabo Verde (PAIGC), par laquelle il s’éloigne du nouveau gouvernement », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Il appelle les acteurs politiques bissau-guinéens à faire preuve de bonne volonté et d’esprit de compromis pour profiter de l’Accord de Conakry du 10 septembre 2016 qui est une première étape importante dans la mise en œuvre de la feuille de route de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à mettre fin à l’impasse politique et à rétablir la viabilité institutionnelle en Guinée-Bissau », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a encouragé la CEDEAO à continuer à appuyer les efforts déployés en ce sens par les dirigeants bissau-guinéens.

« Il attend avec intérêt les décisions pertinentes qui seront prises par les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO lors de leur Sommet prévu le 17 décembre 2016 à Abuja pour faciliter la pleine mise en œuvre de l’Accord de Conakry », a précisé son porte-parole.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Guinée-Bissau et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau, Modibo I. Touré, va continuer à travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes bissau-guinéennes ainsi qu’avec la CEDEAO, l’Union africaine et d’autres partenaires clés pour trouver une solution définitive à la crise institutionnelle, a-t-il ajouté.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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