Colombie : l'ONU se félicite de la ratification de l'Accord de paix

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Des enfants déplacés, victimes du conflit en Colombie. Photo ONU / Mark Garten

Les Nations Unies se sont félicitées de la ratification de l’Accord de paix en Colombie entre le Gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de ce pays (FARC-EP), par le Congrès mercredi 30 novembre 2016.

La ratification fait suite au rejet de l'Accord lors du referendum du 2 octobre dernier.

Selon le Secrétaire général, Ban Ki-moon, le Conseil de sécurité et le Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Zeyd al-Hussein, cette ratification constitue une étape importante dans le processus de paix qui réaffirme les espoirs partagés par tous les Colombiens pour un avenir dans la paix et la prospérité après des décennies de conflit.

Ban Ki-moon a salué la détermination des Colombiens pour la paix, source d’inspiration pour tout le monde.

Le désarmement doit commencer dans les 5 jours après la date de ratification, jour « J » du début du calendrier d'application, avec la concentration des « guerrilleros ».

« Les membres des FARC doivent commencer à rejoindre les 27 zones de concentration où ils vont vivre pendant six mois et déposer les armes sous supervision des Nations Unies », a expliqué Hélène Papper, directrice du centre d'information de l'ONU en Colombie, lors d'une interview à la Radio des Nations Unies.

Six membres des FARC doivent également être désignés en tant que porte-paroles au Congrès.

« Les FARC vont désigner trois porte-paroles au sénat et trois à la Chambre des représentants, et ses 6 représentants n'auront pas le droit de vote, et ne participeront qu'au débats sur les projets de lois d'application de l'accord paix ou de reformes constitutionnelles destinées à le sécurisé » a-t-elle ajouté.

Pour arriver à cette ratification, certains éléments de l'Accord ont été modifiés, y compris la réduction de la protection du texte de l'Accord à 12 ans, le retrait de la prescription d'une tribunal spéciale pour la paix chargé de juger les crimes commis pendant le conflit et comptant des magistrats internationaux, ainsi que les conditions de ratification qui devait se faire par un referendum non-obligatoire.

 

(Extrait sonore : Hélène Papper, directrice du centre d'information de l'ONU en Colombie; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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