Centrafrique : les victimes présumées d’abus sexuels ont identifié 41 Casques bleus

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Des véhicules de la MINUSCA en République centrafricaine. Photo ONU/Nektarios Markogiannis

Le Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies a indiqué, lundi, que les victimes présumées d’actes d’exploitation et d’abus sexuels commis par des soldats de la paix en République centrafricaine, ont identifié 41 Casques bleus.

Les incidents remontent à 2014 et 2015 et concernent des contingents burundais et gabonais déployés à Dekoa, dans la préfecture de Kemo.

Les enquêteurs se sont surtout appuyés sur les témoignages de victimes et témoins présumés, étant donné l’absence de preuves médicales, médico-légales ou autres, la majorité des allégations faisant référence à des incidents survenus il y un an ou plus.

L’ONU a demandé des mesures judiciaires appropriées pour assurer la responsabilité pénale, engageant notamment le Burundi et le Gabon à mener d’autres enquêtes et à procéder à des entretiens avec les auteurs présumés qui ont été renvoyés de la RCA avant que les allégations ne soient faites.

Selon le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, si les allégations portées contre eux sont étayées, les auteurs présumés, et le cas échéant, leurs commandants, ne seront pas de nouveau admis dans des opérations de maintien de la paix.

La Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a renforcé ses mesures de prévention et son action de sensibilisation auprès des communautés et des soldats de la paix à travers le pays. La Mission surveille également régulièrement les conditions et le comportement du personnel de la Mission et a établi un partenariat avec les organismes des Nations Unies et des partenaires en République centrafricaine qui fournissent une assistance psychosociale, médicale et juridique aux victimes d’exploitation et d’abus sexuels.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

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20/10/2017
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