Afghanistan : l'envoyé de l'ONU appelle les pays de la région à jouer un rôle positif dans les efforts de paix

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Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afghanistan, Tadamichi Yamamoto, devant le Conseil de sécurité. Photo ONU/Manuel Elias

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, Tadamichi Yamamoto, a souligné lundi devant le Conseil de sécurité que la recherche de la paix dans ce pays ne pourra pas découler d’une solution militaire et a appelé les Talibans à s’engager dans des pourparlers directs avec le gouvernement afghan « sans conditions préalables ».

« S’engager dans un processus de paix ne revient pas à admettre une défaite, mais à reconnaître la réalité », a estimé le Représentant spécial. « Malgré les efforts de la communauté internationale et du gouvernement afghan, un avenir meilleur n’est pas possible sans paix », a prévenu M. Yamamoto, qui présentait le dernier rapport du Secrétaire général sur la situation en Afghanistan et ses conséquences pour la paix et la sécurité internationales.

Le chef de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) s’est félicité de l’accord de paix signé avec le groupe armé Hezb-i Islami Gulbuddin qui, selon lui, montre les dispositions du gouvernement à négocier sur la libération des prisonniers, la levée des sanctions et l’intégration dans la vie politique afghane.

M. Yamamoto a indiqué que l’identification d’intérêts communs, au premier chef la diminution du nombre de victimes civiles, pouvait être un bon point de départ pour le dialogue, alors que le pays connaît une recrudescence de la violence. Il s’est par ailleurs dit « encouragé par les messages positifs de soutien des pays de la région » pour un processus de paix mené par les Afghans.

Le trafic de stupéfiants, source financière considérable pour les Talibans, a été au cœur des discussions sur l’Afghanistan au Conseil de sécurité.

Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov, a fait part devant les 15 d’un « renversement préoccupant » dans les efforts déployés pour lutter contre ce fléau. La culture du pavot a progressé de 10% et la production de 43%, tandis que l’éradication accuse une chute de 91% », a-t-il déploré.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/10/2017
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