Syrie: pénuries de rations alimentaires à Alep-Est et l'hiver s'annonce difficile

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Jan Egeland, Conseiller spécial de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie lors d’un point de presse à Genève (Photo: ONU)

Le Groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie s'est réuni ce jeudi matin au Palais des Nations à Genève. Une occasion pour le Bureau de l'Envoyé spécial de l'ONU d'attirer l'attention du Groupe de soutien international à la Syrie sur le fait que les rations alimentaires seront bientôt épuisées dans la partie orientale d'Alep. En effet les dernières rations alimentaires disponibles sont en train d'être distribuées aux habitants assiégés de ces quartiers rebelles où l'aide n'a pas pu être acheminée depuis la mi-juillet. Une situation d'autant plus préoccupante que ces civils doivent se préparer à affronter un nouvel hiver de conflit.

 

C'est un nouveau cri d'alarme que lance ce jeudi à Genève l'équipe de Staffan de Mistura concernant la situation humanitaire en Syrie. Le Conseiller spécial du Médiateur de l'ONU s'est inquiété du sort de ces civils syriens qui souffrent d'un manque de nourriture, d'eau, et de médicaments. Et Jan Egeland redoute surtout que l'arrivée de l'hiver n'aggrave leur situation et menaçant encore un plus la vie de millions de Syriens.  Car sur le terrain, « il n'y aura plus rien à distribuer dès la semaine prochaine » dans les quartiers rebelles d'Alep-est où vivent de 250.000 personnes assiégées depuis plus de trois mois.

En effet, l'ONU n'est pas parvenue à acheminer de l'aide sur place depuis début juillet et les dernières rations alimentaires disponibles sont présentement en train d'être distribuées.

Et pour éviter une « famine de masse » et un hiver plus douloureux, l'ONU a lancé la semaine dernière « une nouvelle initiative » en quatre points pour Alep-est. Les Nations Unies demandent ainsi à toutes les parties d'autoriser l'acheminement de l'aide médicale, d'une assistance humanitaire, de permettre l'évacuation d'environ 300 malades et d'autoriser du personnel médical à entrer à Alep-Est.

Par ailleurs, Jan Egeland rappelle que la situation est tendue dans la partie Ouest de cette ville, et elle est également difficile dans le reste des zones assiégées du pays, notamment à Madaya, Zabadani, al-Foua et Kefraya.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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11/12/2017
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