Syrie : l'ONU dénonce de « possibles » crimes de guerre des rebelles à Alep-Ouest

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Des enfants sur le chemin de l'école à Alep. En Syrie, les enfants vivent sous la menace des raids aériens et des tirs de mortier (photo: UNICEF)

Les affrontements entre groupes armés rebelles et forces gouvernementales à Alep se sont intensifiés ces derniers jours, entraînant de nouvelles victimes notamment des civils. Et l'offensive des rebelles cherchant à briser le siège imposé par le régime syrien s'accompagne aussi de son lot d'horreurs.

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme note que les groupes d'opposition n'épargnent pas eux aussi les zones résidentielles de l'ouest de la province syrienne d'Alep. Des localités sous le feu des tirs de roquettes et de mortier, mais aussi des engins explosifs artisanaux. La porte-parole du Haut-Commissariat souligne que ces violences auraient tué plus de 30 civils dont au moins 10 enfants et blessé des dizaines d'autres personnes. Selon Ravina Shamdasani, ces frappes de l'opposition sur Alep-Ouest pourraient constituer des « crimes de guerre ». Les services du Haut-Commissaire Zeid dénoncent surtout l'utilisation de missiles sol-sol et de véhicules blindés chargés d'explosifs pour cibler les civils.

Par ailleurs, les attaques de Damas contre la partie orientale d'Alep se sont aussi poursuivies et ont fait au moins 12 tués, dont deux enfants.

Il faut juste rappeler que ces quartiers est d'Alep sont en état de siège depuis juillet. Et plus de 250.000 habitants sont ainsi privés d'aide et de plus en plus menacés de pénurie alimentaire. L'ONU redoute même la fin des stocks alimentaires dans cette partie de la Syrie dans deux semaines.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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20/10/2017
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