Patrimoine culturel immatériel : le Comité de sauvegarde va examiner une trentaine de demandes d'inscription

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La danse Isukuti de célébration traditionnelle pratiquée par les communautés Isukha et Idakho de l'ouest du Kenya a été inscrite en 2014 sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. Photo: Ministère de la culture du Kenya

Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui a ouvert dimanche sa onzième session à Addis-Abeba, en Ethiopie, va examiner une trentaine de demandes d’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel, a indiqué l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

À l’ordre du jour de cette session, qui va durer jusqu’au 2 décembre, figure l’examen de cinq demandes d’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ainsi que 37 demandes d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le Comité abordera également la question du patrimoine culturel immatériel dans les situations d’urgence, qu’elles soient liées à des conflits ou des catastrophes naturelles. Le Comité discutera notamment des mesures à prendre pour sauvegarder le patrimoine immatériel dans de telles situations et sur le rôle que peut jouer ce patrimoine pour restaurer la cohésion sociale et encourager la réconciliation.

Dix ans après l’entrée en vigueur de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, le Comité étudiera aussi la création d’un mécanisme pour mesurer son impact et les progrès accomplis.

« Nous considérons le patrimoine comme un héritage de nos ancêtres que nous devons transmettre aux générations à venir. Le gouvernement éthiopien s’est engagé à le préserver et le sauvegarder et l’UNESCO a toujours soutenu cet effort », a déclaré le Président éthiopien, Mulatu Teshome, dans un discours à l’ouverture de cette session.

Le Directeur général adjoint de l’UNESCO, Getachew Engida, a pour sa part souligné les « énormes avancées » réalisées depuis l’entrée en vigueur de la Convention. A l’avenir, l’accent sera mis sur l’appui aux politiques publiques, de façon à « faire en sorte que le patrimoine culturel immatériel bénéficie d’une attention suffisante dans les plans nationaux de développement », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, Michael Worbs, a rappelé que ce Comité se réunit en Afrique pour la quatrième fois depuis sa création, en 2006, ce qui prouve « l’importance centrale que le patrimoine culturel immatériel revêt pour l’Afrique dans son ensemble » ainsi que la place prioritaire qu’occupe l’Afrique dans les actions de l’UNESCO.

La Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente recense les éléments du patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Elle compte à ce jour 43 éléments inscrits et permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ces pratiques culturelles en accord avec les communautés concernées.

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte à ce jour 336 éléments inscrits. Elle vise à assurer une plus grande visibilité aux traditions et aux savoir-faire portés par les communautés sans pour autant leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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11/12/2017
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