ONU: malgré les progrès, de nombreuses personnes continuent à faire face à l'exclusion sociale

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Malgré l’énorme progrès social à travers le monde, beaucoup de personnes continuent à faire face à l’exclusion sociale et à un accès limité aux possibilités politiques et économiques, affirme une nouveau rapport des Nations Unies publié mercredi.

Le Rapport 2016 sur la situation sociale dans le monde du Département des Nations Unies aux affaires économiques et sociales (DESA), intitulé «Ne laissez personne de côté » examine les préjudices sociaux, économiques et politiques auxquels sont confrontés certains groupes de la population : les jeunes, les personnes âgées, les minorités, les peuples autochtones, les migrants et les personnes handicapées.

A l'instar des minorités ethniques en Afrique, qui selon le rapport, entraineraient des instabilités sociales et politiques.

L'étude formule également des recommandations en matière de politiques pour aider les gouvernements à surmonter les obstacles au développement et à éliminer les obstacles qui limitent l’accès des gens aux opportunités.

Des données récentes, tant des pays développés que des pays en développement, montrent que les enfants handicapés et ceux appartenant à des groupes ethniques minoritaires ont beaucoup moins de chances de terminer leurs études secondaires que les autres enfants.

Sur le marché du travail, les jeunes, les migrants, les femmes et les populations autochtones sont plus souvent au chômage. Ils reçoivent des salaires inférieurs et sont même plus susceptibles de ne pas toucher de salaire du tout.

De plus, aujourd’hui, plus de 150 pays ont au moins une loi discriminatoire à l’égard des femmes et, dans de nombreux pays, les femmes sont moins susceptibles de voter et sont nettement sous-représentées dans les fonctions publiques.

Le rapport constate que les personnes qui sont confrontées à une forme de préjudice ont tendance à souffrir aussi d’autres préjudices. Par exemple, l’accès limité aux soins de santé et à l’éducation va de pair avec des taux de chômage plus élevés et des niveaux de revenu plus bas.

Une recommandation clé du rapport réitère l’importance des politiques sociales universelles et des institutions inclusives, citant l'exemple de la mise à terme de l'apartheid en Afrique du Sud.

Afin de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, le rapport souligne la nécessité de modifier les normes sociales, culturelles et politiques, ainsi que les attitudes et les comportements.

 

 

(Interview: Marta Roig, responsables des affaires sociales DESA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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