L’ONU lance un nouveau programme pour déployer des missions de paix plus respectueuses de l’environnement

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Atul Khare, Secrétaire general adjoint à l’appui aux missions (archive) Photo: ONU/Mark Garten

Le Secrétaire général adjoint à l'appui aux missions a dévoilé, mardi soir, les contours d'un vaste programme visant à atténuer l'impact environnemental des opérations de maintien de la paix de l'ONU.

Intervenant devant un groupe d'étudiants à l'Université de Columbia, à New York, Atul Khare a indiqué qu'en 2015, les missions des opérations de paix produisaient 58% des émissions de gaz de l'ensemble du système de l'ONU.

Alors qu'un nombre sans précédent de Casques bleus sont actuellement déployés, notamment dans des pays dont l'environnement est fragile, le Secrétaire général adjoint a averti que les risques de pollution liés à l'utilisation de générateurs, ou à la mauvaise gestion des eaux usagées ou des déchets sont bien réels.

La nouvelle stratégie de l'ONU vise donc à améliorer la performance environnementale de l'ensemble de ses opérations de paix et pour assurer, d'ici à 2023, le déploiement de missions faisant preuve d'un maximum d'efficacité en termes d'utilisation de ressources naturelles et présentant un minimum de risques pour les écosystèmes.

Son objectif principal est de réduire la demande en énergie et la pollution énergétique et d'augmenter la part tirée de sources renouvelables, d'améliorer la gestion des déchets, mais aussi de préserver l'eau et de protéger les communautés et les écosystèmes en veillant notamment à ne jamais laisser des eaux usagées non traitées se déverser dans les cours d'eau.

Atul Khare a précisé qu'un nouveau système de gestion permettra d'évaluer la performance environnementale de chaque mission.

Le Secrétaire général adjoint a par ailleurs fait savoir que depuis 2013, le Conseil de sécurité a d'ores et déjà mandaté trois missions de maintien de la paix à gérer leur impact environnemental, à commencer par la MINUSMA, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, qui est déployée dans un environnement aride en proie à la désertification, la raréfaction de l'eau et la dégradation des sols.

Pour lutter contre la désertification, la MINUAD; l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour, a de son côté lancé un vaste programme de réutilisation des eaux usagées et planté de nombreux arbres aux alentours des camps des Casques bleus. Tandis qu'en Afghanistan, la Mission de l'ONU recycle ses huiles de moteurs usagées en combustible de chauffage.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

Le Secrétaire général adjoint à l'appui aux missions a dévoilé, mardi soir, les contours d'un vaste programme visant à atténuer l'impact environnemental des opérations de maintien de la paix de l'ONU.

Intervenant devant un groupe d'étudiants à l'Université de Columbia, à New York, Atul Khare a indiqué qu'en 2015, les missions des opérations de paix produisaient 58% des émissions de gaz de l'ensemble du système de l'ONU.

Alors qu'un nombre sans précédent de Casques bleus sont actuellement déployés, notamment dans des pays dont l'environnement est fragile, le Secrétaire général adjoint a averti que les risques de pollution liés à l'utilisation de générateurs, ou à la mauvaise gestion des eaux usagées ou des déchets sont bien réels.

La nouvelle stratégie de l'ONU vise donc à  améliorer la performance  environnementale de l'ensemble de ses opérations de paix et pour assurer, d'ici à 2023, le déploiement de missions faisant preuve d'un maximum d'efficacité en termes d'utilisation de ressources naturelles et présentant un minimum de risques pour les écosystèmes.

Son objectif principal est de réduire la demande en énergie et la pollution énergétique et d'augmenter la part tirée de sources renouvelables, d'améliorer la gestion des déchets, mais aussi de préserver l'eau et de protéger les communautés et les écosystèmes en veillant notamment à ne jamais laisser des eaux usagées non traitées se déverser dans les cours d'eau.

Atul Khare a précisé qu'un nouveau système de gestion permettra d'évaluer la performance environnementale de chaque mission.

Le Secrétaire général adjoint a par ailleurs fait savoir que depuis 2013, le Conseil de sécurité a d'ores et déjà mandaté trois missions de maintien de la paix à gérer leur impact environnemental, à commencer par la MINUSMA, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, qui est déployée dans un environnement aride en proie à la désertification, la raréfaction de l'eau et la dégradation des sols.

Pour lutter contre la désertification, la MINUAD; l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour, a de son côté  lancé un vaste programme de réutilisation des eaux usagées et planté de nombreux arbres aux alentours des camps des Casques bleus. Tandis qu'en Afghanistan, la Mission de l'ONU recycle ses huiles de moteurs usagées en combustible de chauffage.

 

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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11/12/2017
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