Journée du diabète: la prévention est essentielle pour lutter contre la maladie, selon le chef de l'ONU

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Adeniran, 54 ans, souffre du diabète de type 2 et reçoit des soins réguliers au centre médical de Lekki, à Lagos au Nigeria. Les diabètes de type 2 sont dus au fait que le corps ne puisse pas traiter efficacement l'insuline. Photo: OMS/A. Esiebo

A l’occasion de la Journée mondiale du diabète (14 novembre), le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé à se concentrer sur la prévention et le renforcement des services de santé afin que tous ceux qui sont atteints de cette maladie invalidante puissent recevoir l’aide dont ils ont besoin.

Instituée par l’Assemblée Générale de l’ONU afin de sensibiliser le public contre les risques de cette maladie, la Journée a cette année pour thème ‘Regardons le diabète en face’.

« Le diabète est l’une des principales causes de déficience visuelle et de cécité dans le monde », a rappelé lundi M. Ban dans un message. « Parce que les changements sont progressifs et indolores, ce n’est souvent que quand elles commencent à perdre leur vue que les personnes atteintes se rendent compte que quelque chose ne va pas. À ce stade, il est parfois trop tard pour améliorer ou rétablir la vue », a-t-il alerté.

Selon l’ONU, quelque 422 millions d’adultes vivent avec le diabète, une maladie qui gagne du terrain, chaque année, principalement en raison du vieillissement de la population et de la progression de l’obésité. Sa prévalence a presque doublé dans les 35 dernières années, l’augmentation étant la plus forte dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

« Cette maladie réduit l’espérance de vie et, si elle n’est pas prise en charge, peut entraîner de graves complications telles que des amputations, des accidents vasculaires cérébraux ou des insuffisances rénales » a prévenu le Secrétaire général, soulignant les conséquences dévastatrices du diabete sur les budgets des ménages et les économies nationales.

Ban Ki-moon a encouragé les personnes atteintes de diabète à faire examiner leurs yeux régulièrement par un personnel qualifié afin d’identifier les problèmes et de recevoir des conseils et un traitement.

«En contrôlant leur glycémie et leur pression artérielle », a-t-il ajouté, « les patients peuvent réduire le risque d’altération de leurs vaisseaux sanguins. Même en cas d’altération, un traitement rapide peut permettre de ralentir l’évolution de la maladie », a-t-il précisé.

(Interview : Docteur Étienne Krug, chef du Département des maladies non transmissibles à l’OMS ; propos recueillis par Alpha Diallo. Rediffusion.)

 

 

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15/12/2017
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