Haïti: plus de 700.000 personnes vaccinées contre le choléra avec le soutien de l'ONU

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Vaccination contre le choléra à Figuers, dans le département du Sud, en Haïti. Photo OPS/OMS

En Haïti, le ministère de la santé est sur le point d’achever une campagne de vaccination contre le choléra auprès de plus de 700.000 personnes dans les départements du Sud et de Grand’Anse, qui ont été ravagés par l’ouragan Matthew, s’est félicité vendredi l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Avec l’appui de l’OPS-OMS et d’autres partenaires, des équipes de vaccination ont été déployées dans les deux départements à partir du 8 novembre pour immuniser la population contre le choléra dans 16 communes où des cas de choléra ont été signalés et où les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement ont été endommagés.

Des chiffres du ministère de la santé montrent que la couverture vaccinale a atteint 94% à dans le département de Grand’Anse et 90% dans le département du Sud, mais les communes de Moron (Grand’Anse), de Port-à-Piment et de Chardonnières (Sud) ont une couverture inférieure à la moyenne.

Dans certaines zones, les équipes ont été gênées par l’accès difficile, alors que les routes ont été coupées par l’ouragan et les populations déplacées, a précisé le Représentant de l’OPS-OMS, le Dr Jean-Luc Poncelet.

Il a également souligné l’importance pour tous les partenaires de conjuguer leurs efforts pour aider le ministère haïtien de la santé à « travailler ensemble et avec des partenaires pour renforcer les capacités locales de gestion clinique des cas dans les centres de traitement du choléra ».

Depuis que l’ouragan Matthew a frappé Haïti le 4 octobre, plus de 5.800 cas de choléra présumés ont été signalés par le ministère de la santé. Une augmentation des cas suspects de paludisme a été observée dans les deux départements de Grand’Anse et du Sud, et le programme national haïtien de lutte contre le paludisme a commencé la fumigation et la destruction des sites de reproduction des moustiques.

Le Représentant de l’OPS-OMS a noté que le pays a encore besoin d’aide humanitaire pour les zones rurales, la réhabilitation des établissements de santé, l’accès des ménages à l’eau chlorée, et a besoin d’agents de santé communautaires, en particulier pour les zones n’ayant pas d’installations fonctionnelles.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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