Genève : le plaidoyer de Jan Eliasson pour la Centrafrique et la Syrie

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Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général de l'ONU lors de sa conférence de presse au Palais des Nations à Genève (Photo: ONU/J. M. Ferré)

Après avoir assisté hier à Bruxelles à la Conférence des donateurs sur la Centrafrique, le Vice-Secrétaire général de l'ONU a tenu, ce vendredi à Genève, une conférence de presse qui marque sa dernière visite aux bords du Lac Léman. Crise des migrants, changements climatiques, objectifs du développement durable ont été certaines des thématiques abordées lors de sa rencontre avec les journalistes accrédités au Palais des Nations. Sur la Syrie, Jan Eliasson a admis qu'il n'y a pas pour le moment de perspective de reprise du dialogue intersyrien. Et sur le dossier centrafricain, il a insisté sur le besoin de paix et de réconciliation.

 

Jan Eliasson considère les 2,2 milliards de dollars promis hier à Bruxelles à la Centrafrique comme une réponse de la communauté internationale pour aider au relèvement de Bangui. Si le Vice-Secrétaire général de l'ONU admet que les conditions sécuritaires en RCA demeurent fragiles, il voit dans la réponse des donateurs, un signe pour soutenir les efforts de la RCA pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la réconciliation. Une nouvelle donne qui pourrait aider la Centrafrique à tourner la page du conflit et à s'orienter vers une plus de cohésion sociale favorisant son développement.

Autre pays, autre source de préoccupation. Après avoir rencontré les équipes de Staffan de Mistura, Jan Eliasson a dénoncé les bombardements contre les hôpitaux en Syrie avant d'admettre sur le volet politique qu'aucune discussion inter-syrienne n'était imminente. Les échanges se poursuivent seulement entre Moscou, Washington et les puissances régionales qui s'étaient réunis à Lausanne à la mi-octobre. Seule certitude pour le numéro deux de l'ONU, il n'y a pas de solution militaire à la crise syrienne avant de plaider pour la réduction des violences, la cessation des hostilités pour arriver enfin à des discussions politiques.

Toujours sur le Moyen-Orient, le Vice-Secrétaire général de l'ONU a reconnu la méfiance entre les belligérants au Yémen. Une situation qui, selon lui, empêche le gouvernement et les rebelles Houthis d'avancer dans des discussions politiques.

La Colombie fait partie des autres sujets abordés par M. Eliasson qui espère que le nouvel accord de paix pourra entrer en vigueur.

Enfin, interpellé sur l'élection du futur Président américain, le Vice-Secrétaire général de l'ONU a souligné que chaque Etat membre avait  intérêt à collaborer avec les Nations Unies et dans différents domaines. Une façon pour le numéro deux de l'ONU de rappeler les enjeux concernant par exemple le changement climatique ou l'épineux dossier des migrants.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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19/10/2017
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