Conseil de sécurité: l'ONU plaide en faveur d’une meilleure coopération pour gérer l'eau face aux pénuries

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L'UNICEF et son partenaire WEO décharge de l'eau et des kits d'hygiène à Al Houd, gouvernorat de Ninewa, situé au sud de Mossoul, qui a été repris par les forces de sécurité iraquiennes le 17 octobre 2016. Photo: UNICEF/UN036544/Aree Dilshad/WEO

Sous la présidence du Sénégal, le Conseil de sécurité consacre ce mardi un débat à l’eau, la paix et la sécurité. A cette occasion, le Secrétaire général de l’ONU, a plaidé pour une meilleure coopération pour gérer l’eau et éviter les conflits liés à l’utilisation de cette ressource vitale. Se référant aux cas du Darfour, de l'Afghanistan ou enocre de la Syrie, Ban Ki-moon a souligné combien l'accès à l’eau peut exacerber les tensions. Il a également cité l'exemple du Pérou où les communautés locales protestent contre l'impact des industries extractives sur les ressources en eau. Le Secrétaire général qui a aussi mis en garde contre les risques de pénuries au cours des prochaines décennies.

Le chef de l’ONU a rappelé que d’ici à 2050, au moins un être humain sur quatre vivra dans un pays où le manque d’eau douce est chronique ou récurrent. Les changements climatiques ne feront qu’aggraver ces difficultés, notamment dans les bassins communs à plusieurs pays.

Dans ce contexte, l’ONU estime qu’il est particulièrement important de coordonner la gestion de l’eau pour ce qui est des plus de 260 cours d’eau internationaux et des aquifères transfrontières, qui sont au moins aussi nombreux. Les trois quarts des Etats membres de l’ONU partagent des rivières ou des bassins versants avec leurs voisins.

La coopération dans le domaine de l’eau existe, comme le montrent les quelque 200 traités sur l’eau qui ont été négociés avec succès au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle.

« Dans le bassin du fleuve Sénégal, les pays riverains, dont le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, ont une longue histoire de partage des bénéfices, constituant la pierre angulaire de la stabilité et de la paix régionales », a souligné M. Ban.

Dans le bassin du Nil, l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan ont signé l’an dernier une déclaration de principes sur la gestion du fleuve.

Le Secrétaire général de l’ONU a lancé avec le Président de la Banque mondiale le Groupe de haut niveau sur l’eau, qui promeut une mise en valeur et une gestion globales et coopératives des ressources en eau. Mardi, Ban Ki-moon a invité les membres du Conseil de sécurité à trouver des moyens d’appuyer l’application du Plan d’action de ce Groupe, qui a été adopté récemment.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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17/10/2017
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