Centrafrique : le chef de l'ONU préoccupé par le regain de violence

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Un Casque bleu en patrouille à Bria, en République centrafricaine (archives). Photo ONU/Nektarios Markogiannis

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit profondément préoccupé par le regain de violence survenu la semaine dernière en République centrafricaine, alors que deux groupes armés, factions de l’ex-Séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), se sont affrontés à Bria, dans la préfecture de la Haute Kotto.

« Des dizaines de personnes auraient été tuées et blessées et plus de 11.000 seraient déplacées. Un grand nombre de victimes seraient des civils et beaucoup semblent avoir été ciblées sur des bases ethniques », a précisé le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué de presse publié lundi soir.

« Le Secrétaire général rappelle que la récente conférence de Bruxelles sur la République centrafricaine a souligné la volonté de la communauté internationale de soutenir le pays sur son chemin vers le relèvement et la stabilité », a-t-il ajouté. « Pour ce faire, il est important que toutes les conditions soient remplies. Ainsi, il enjoint aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s’engager de bonne foi dans les efforts en cours visant à traiter les causes profondes du conflit, notamment par la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration récemment approuvé à Bangui ».

Le Secrétaire général a souhaité que la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), prévue à Libreville le 30 novembre, permette de renforcer les efforts entrepris par le gouvernement centrafricain et son Président Touadéra en vue de consolider la paix et d’engager le pays sur la voie du relèvement et de la stabilité.

Lundi, à Genève, l’ONU et ses partenaires ont lancé un appel de fonds de près de 400 millions de dollars pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Selon le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre, près de la moitié de la population centrafricaine a encore besoin d’aide humanitaire.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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