Yémen : les attentes des humanitaires avant l'entrée en vigueur de la trêve

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Le quartier d'Al Qahira ravagé par la guerre dans le gouvernorat de Taëz au Yémen. Photo PAM

Les armes pourraient se taire à partir de ce jeudi au Yémen à la faveur d'une trêve de 72 heures annoncée par l'ONU. S'ils saluent cette initiative, les organismes humanitaires espèrent que cette cessation des hostilités sera renouvelée pour permettre la livraison de l'aide aux millions de personnes vulnérables dans ce pays.

 

Alors qu'un cessez-le-feu de 72 heures doit entrer en vigueur ce mercredi à minuit au Yémen, les organismes humanitaires espèrent que cette trêve « épargnera de nouvelles effusions de sang et permettra d'étendre la livraison de l'aide humanitaire ».  Lors d'un point de presse téléphonique, le Coordonnateur humanitaire de l'ONU dans ce pays souligne que cette cessation des hostilités permettrait aux Nations unies et aux agences humanitaires de fournir des vivres et des médicaments.

Selon Jamie McGoldrick, les organisations humanitaires espèrent donc un accès libre et sans entrave partout au Yémen. Et la priorité, ce sont toutes ces localités inaccessibles, notamment des zones d'Aden, mais aussi dans la province de Sa'dah et surtout à Taïz. Autres attentes des humanitaires, lever les restrictions sur les voies d'approvisionnement dans les différents ports du pays, mais aussi à l'aéroport de Sanaa.

Jamie McGoldrick souhaite aussi que cette cessation des hostilités de 72 heures soit reconduite car sur le terrain la situation humanitaire est toujours préoccupante. Une épidémie de choléra est ainsi apparue, avec une vingtaine de cas confirmés et plus de 340 cas suspects signalés dans les provinces de Sanaa, Aden et de Taïz.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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20/10/2017
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