Syrie : l'ONU demande « d’arrêter le carnage » à Alep

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La Représentante de l'UNICEF en Syrie, Hanaa Singer (à gauche) rend visite à des partenaires de l'agence onusienne dans l'hôpital d'Alep le 29 septembre 2016. Photo UNICEF/Khuder Al-Issa

Lors de l'un de ses probablement dernières conférences de presse à Genève, Ban Ki-moon a déclaré lundi ne plus trouver de mots pour exprimer son indignation devant le carnage en Syrie, en particulier à Alep. D'où sa condamnation et son appel, d'abord aux parties au conflit, mais aussi aux pays ayant une influence à qui incombe également la responsabilité de mettre fin aux attaques.

La déclaration du Secrétaire général vient en écho aux propos du Président du Comité sur les droits de l'enfant, Benyam Dawit Mezmur et à ceux des experts qui estiment que l’assaut continu par le gouvernement syrien et ses alliés qui tuent et mutilent des enfants à l’est d’Alep est refus brutal des obligations internationales des droits de l’homme qu'ils se sont engagés à respecter.

A noter sur le plan humanitaire, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pu livrer par avion plus de 11 tonnes de fournitures médicales aux autorités sanitaires dans la région d’Al-Qamishli, au nord-est de la Syrie. Une première depuis décembre. La cargaison comprend des médicaments, des réchauds, des vivres, des fauteuils roulants et divers équipements médicaux.

Les fournitures seront livrées aux hôpitaux publics, aux centres de santé et aux établissements de soins de santé gérés par les organisations partenaires non gouvernementales dans la région d'Al Qamishli. Dans cette région, on estime que 550 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire, y compris plus de 30 000 personnes déplacées et des réfugiés.

L’OMS est pleinement engagée à fournir une assistance médicale régulière à toutes les personnes dans le besoin à travers la Syrie, y compris dans les zones assiégées et difficiles à atteindre. Ce fret par voie aérienne fournit plus de 53 000 traitements médicaux, y compris les fournitures pour traiter 250 patients victimes de traumatismes.

L’OMS continue d’appeler les parties au conflit à lever le siège sur tous les lieux assiégés et de permettre un accès sans entrave et soutenu pour les travailleurs humanitaires à fournir une aide vitale aux populations dans le besoin.

De son côté, l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a livré plus de 11 tonnes de fournitures médicales aux autorités sanitaires dans la région d’Al-Qamishli, au nord-est de la Syrie.

Ceci est la première expédition OMS par voie aérienne de fournitures médicales à Al-Qamishli depuis décembre dernier. Elle comprend des médicaments de soins d’urgence, des réchauds, des médicaments pour les maladies non transmissibles, des antibiotiques, des médicaments antidouleur, des vivres, des fauteuils roulants et divers équipements médicaux.

Les fournitures seront livrées aux hôpitaux publics, aux centres de santé et aux établissements de soins de santé gérés par les organisations partenaires non gouvernementales dans la région d'Al Qamishli. Dans cette région, on estime que 550 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire, y compris plus de 30 000 personnes déplacées et des réfugiés.

L’OMS est pleinement engagée à fournir une assistance médicale régulière à toutes les personnes dans le besoin à travers la Syrie, y compris dans les zones assiégées et difficiles à atteindre. Ce fret par voie aérienne fournit plus de 53 000 traitements médicaux, y compris les fournitures pour traiter 250 patients victimes de traumatismes.

Dimanche, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, s’était dit profondément alarmé par la destruction barbare que subit l’est de la ville syrienne d’Alep où environ 275.000 personnes sont assiégées.

« Des bombardements et pilonnages aveugles se poursuivent d’une manière choquante et implacable, tuant et mutilant des civils, en les soumettant à un niveau de sauvagerie qu’aucun humain ne devrait avoir à endurer », a déclaré M. O’Brien dans une déclaration à la presse publiée dimanche.

Selon le Secrétaire général adjoint, le système de soins de santé dans l’est d’Alep est pratiquement anéanti. « Les installations médicales sont touchées, une par une. J’ai reçu des rapports concernant des attaques sur au moins trois hôpitaux, y compris un hôpital pédiatrique fournissant des services à des milliers d’enfants malades et blessés », a-t-il précisé décrivant un système de santé sur le point de s’effondrer totalement avec des patients se voyant refusés des soins et aucun médicament disponible pour traiter même les maladies les plus courantes.

(Extrait sonore : Mise en perspective de Jérôme Longué)

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20/10/2017
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