Syrie : le Chef des droits de l'homme de l'ONU demande aux Etats de “mettre de côté leurs rivalités” sur Alep

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Un Conseil des droits de l’homme attentif lors du message vidéo du Haut-Commissaire Zeid à l’occasion de cette session spéciale sur Alep.

A l'ouverture d'une session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU consacrée à la situation humanitaire à Alep, le Chef des droits de l'homme de l'ONU a accusé « toutes les parties » au conflit de « violations des lois humanitaires internationales » qui constituent selon Zeid Raad al-Hussein « des crimes de guerre ». C'est un Haut-Commissaire très offensif qui a dénoncé ce vendredi à Genève des « crimes de portée historique ». « Le siège et le bombardement d'Alep-Est ne sont pas simplement une tragédie, ils constituent des crimes d'une portée historique », a-t-il déclaré.

 

Dans ce message vidéo, le Chef des droits de l'homme de l'ONU n'a pas pris de gants pour dénoncer les atrocités en cours dans la province d'Alep. Au début de cette réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'homme ce vendredi à Genève, Zeid Ra'ad Al Hussein a dénoncé les « bombardements du gouvernement et de ses alliés » à Alep qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité. Le Haut-Commissaire a évoqué des cruautés d'une dimension « incommensurable ». D'où son appel aux Etats membres du Conseil pour « mettre de côté leurs rivalités » et à agir face à un « échec collectif ».

« Aucun avantage hypothétique de l'équilibre mondial des forces pourrait dépasser en importance cette douleur et cette horreur, avertit Zeid Ra'ad al-Hussein. Nous avons tous une dette vis-à-vis de la population d'Alep et nous devons trouver le moyen d'arriver à un consensus pour une action fondée sur des principes ».

De nombreuses délégations se sont préoccupées du sort de centaines de milliers de personnes assiégées et privées d'aide humanitaire. Face à ces accusations réitérées par plusieurs arabes et occidentaux, le représentant syrien a de son côté dénoncé les Etats qui condamnent des violations en Syrie, mais livrent aussi des armes à ce qu'il qualifie de « terroristes » de l'opposition.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Zeid Ra'ad al-Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU)

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20/10/2017
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