Syrie: la réaction des humanitaires après l'annonce russe sur l'arrêt des raids aériens à Alep

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Une image témoignant des destructions à Alep (Photo: Tom Westcott/IRIN).

L'armée russe a annoncé, hier lundi un arrêt immédiat des raids aériens des aviations russe et syrienne à Alep (nord-ouest) pour préparer la mise en œuvre d'une pause humanitaire jeudi dans la deuxième ville de Syrie. Selon des informations fournies par les médias, Moscou justifie cet arrêt anticipé des raids par la nécessité d'une mise en œuvre de la pause humanitaire” devant permettre aux civils de quitter Alep ce jeudi. Mais si l'ONU a salué cette annonce, elle attend désormais des assurances avant d'envoyer des humanitaires dans l'Est d'Alep.

« Il faut que toutes les armes se taisent avant qu'une aide humanitaire d'urgence soit livrée dans la zone et que les malades ou blessés puissent être évacués de l'Est d'Alep ». Lors d'un point de presse ce mardi à Genève, le porte-parole du Bureau des Nations Unies de la Coordination des affaires humanitaires a réagi à l'annonce faite hier par Moscou sur l'arrêt des raids aériens syriens et russes dans cette zone orientale de la deuxième ville syrienne. Jens Laerke a rappelé que les humanitaires sont « bien sûr satisfaits s'il y a une réduction des combats parce que cela protégera les civils ». Si l'ONU s'est félicitée de cette annonce, elle s'attend tout de même à plus de garantis sécuritaires de la part de toutes les parties avant d'apporter une aide humanitaire à Alep. Une façon pour l'ONU de plaider pour que la trêve de jeudi entre 08h00 et 16h00 locales soit plus longue afin de permettre la livraison de l'aide humanitaire. En effet, les Nations Unies continuent de réclamer une « pause humanitaire de 48 heures. Un répit qui permettrait de fournir une aide et surtout d'évacuer les malades et les blessés d'Alep-Est.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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20/10/2017
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