Kinshasa: gros plan sur le rapport de l’enquête préliminaire de l’ONU sur les violences de septembre

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Une rue de Kinshasa lors des heurts qui ont éclaté pendant la manifestation de l'opposition à Kinshasa, le 19/09/2016. (Photo : Radio Okapi/J.Bompengo)

La police, l'armée et la garde républicaine en République démocratique du Congo (RDC) ont fait un usage excessif de la force lors de manifestations à Kinshasa le mois dernier, durant lesquelles au moins 53 personnes ont été tuées sur deux jours, 143 personnes ont été blessées et plus de 299 personnes ont été arrêtées illégalement, selon une enquête préliminaire des Nations Unies publiée vendredi.

Cette enquête menée par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) a documenté 422 victimes de violations des droits de l’homme, dont des violations du droit à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté et sécurité de la personne, et aux libertés de réunion pacifique et d’expression. Ces chiffres ne reflètent pas l’ampleur réelle des violations, étant donné que les équipes des Nations Unies se sont vues refuser l’accès aux registres officiels de certaines morgues et hôpitaux publics ainsi qu’à plusieurs centres de détention, dont deux établissements clés où la plupart de ceux arrêtés et de nombreux corps avaient été amenés. Les enquêtes sont toujours en cours.

Dans un entretien accordé à la Radio de l'ONU, le Chef du Bureau des droits de l'homme en RDC revient en détail sur les principales conclusions du rapport, ainsi que sur les problèmes rencontrés pour lutter contre l'impunité dans le pays.

(Interview : José Maria Aranaz, Chef du Bureau des droits de l'homme en RDC. Propos recueillis par Isabelle Dupuis)

 

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20/10/2017
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