Irina Bokova appelle à respecter la coexistence religieuse à Jérusalem

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Vue de la ville de Jerusalem. Photo: UNESCO/Peter von Puttnamer

« La Vieille ville de Jérusalem est la ville sacrée des trois monothéismes, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, et c'est au titre de cette diversité et de cette coexistence religieuse et culturelle que la ville a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ».

C'est ce qu'a affirmé ce vendredi la Directrice générale de l'Organisation alors que la presse fait états des critiques d'Israël au sujet de l´adoption, par une des commissions du Conseil exécutif de l'UNESCO, de projets de résolutions sur la ville de Jérusalem. Le Conseil exécutif de l'UNESCO doit décider mardi en plénière s'il entérinera ou non ces textes.

Selon la presse, les deux projets résolutions de l'UNESCO dénoncent notamment les restrictions d’accès imposées par les autorités israéliennes aux musulmans souhaitant se rendre sur l’Esplanade des Mosquées, appelé Mont du Temple par les juifs, et Israël critiquerait le fait que ces textes fassent uniquement mention des noms musulmans de ces lieux sacrés.

Dans une déclaration publiée vendredi, Irina Bokova a rappelé à quel point les traditions et patrimoines juifs, chrétiens et musulmans s'imbriquent à Jérusalem, et a affirmé que chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville.

La Directrice générale a indiqué que dans le microcosme de la diversité spirituelle, des peuples différents fréquentent les mêmes lieux, parfois sous des noms différents et que la reconnaissance, l'usage et le respect de ces noms sont essentiels.

La Mosquée Al Aqsa / Al-Haram-al-Sharif, sanctuaire sacré des musulmans, est aussi le Har HaBayit – ou Mont du Temple – dont le Mur Occidental est le lieu le plus sacré du Judaïsme, à quelques pas du Saint Sépulcre et du Mont des Oliviers qui sont révéré par les Chrétiens.

Pour la Directrice générale de l'UNESCO, la valeur exceptionnelle universelle de Jérusalem tient à cette synthèse, et doit être un appel au dialogue, et non à la confrontation.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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17/10/2017
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