Fermeture de la «jungle» de Calais : le HCR se félicite la décision de la France

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Un jeune réfugié dans la jungle de Grande-Synthe. Après la décision de Paris de fermer la “Jungle” de Calais, l’ONU veut une solution durable pour les enfants non accompagnés (Photo: HCR/F.Scoppa)

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est félicité,  vendredi à Genève, de la décision de la France de démanteler prochainement la «jungle» de Calais  et d'orienter les milliers de migrants vers des centres d'accueil. Mais l'agence onusienne rappelle qu'il est essentiel que les migrants et les réfugiés soient relocalisés de façon organisée et planifiée, et que des solutions pour un hébergement décent leur soit trouvées en France.

 

« Cette décision est bienvenue ». Dans un communiqué rendu public ce vendredi à Genève, le HCR  s'est félicite de la décision de la France de fermer la « Jungle de Calais » et a rappelé le besoin crucial d'une prise en charge appropriée pour les résidents. Pour l'agence onusienne, la « jungle » pose des problèmes depuis des années et le HCR recommande sa fermeture depuis longtemps déjà. « Les conditions de vie y sont déplorables, avec des abris de fortune, des infrastructures d'hygiène insuffisantes, des conditions d'insécurité et une pénurie de services essentiels, fait-on remarquer.

Cette décision de fermeture prise, le HCR souligne qu'il est essentiel que les migrants vivant dans ce bidonville – actuellement au nombre de 5.700 selon les autorités – soient relocalisés de façon organisée et planifiée, et que des solutions pour un hébergement décent leur soit trouvées en France.

Les autorités françaises prévoient de relocaliser les migrants de Calais dans quelque 160 centres d'accueil disséminés sur tout le territoire. « Les personnes devront être informées préalablement au sujet du démantèlement du camp et les demandeurs d'asile, suffisamment informés pour pouvoir accéder rapidement aux procédures d'asile, ajoute le HCR, alors que la date du démantèlement reste inconnue.

Par ailleurs, le HCR estime qu'il est également important de porter une attention spécifique à plus de 1.200 enfants non accompagnés ou séparés se trouvant aujourd'hui dans la « jungle ». « Il est important que ces enfants ne quittent pas les lieux par eux-mêmes en risquant d'être exploités par des passeurs ou de vivre dans la rue sans aucun soutien. Des mesures renforcées pour la réunification familiale avec des proches se trouvant en Europe doivent être mises en œuvre comme, par exemple, pour les 200 enfants non accompagnés se trouvant à Calais et identifiés comme ayant des proches au Royaume-Uni. »

(Extrait sonore : Céline Schmitt, porte-parole du HCR en France ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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27/02/2017
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