Ethiopie : L'ONU veut une enquête indépendante sur les violences de Bishoftu

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Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. (Photo ONU/Pierre Albouy)

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme demande une « enquête indépendante » sur des violences meurtrières survenues en Ethiopie le week-end dernier lors d'un festival religieux oromo, à Bishoftu, au sud-est d’Addis Abeba. Des civils avaient été tués dans une bousculade provoquée par des tirs de gaz lacrymogènes effectués par la police éthiopienne.

Lors d'un point presse au Palais des Nations de Genève, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme a appelé à une enquête indépendante. Il s'agit d'identifier « les responsables de ces incidents » violents.

Le Haut-Commissariat, qui ne donne pas le bilan des victimes, a aussi demandé au gouvernement éthiopien de « prendre des mesures concrètes face aux tensions croissantes.

L'ONU souhaite la venue d’observateurs indépendants dans les régions d’Oromia et d’Amhara, pour parler à toutes les parties impliquées. Une demande qu'elle avait déjà formulée en août dernier mais à laquelle l'Ethiopie n'avait pas répondu favorablement.

Enfin, les services du Haut-Commissaire Zeid ont regretté l'arrestation de deux blogueurs Oromo interpellés par la police locale.

Ces violences et ces arrestations se sont produites dans un contexte de tension entre le gouvernement central éthiopien et les populations Oromo. Depuis novembre dernier en effet, la région d'Oromia, ou vivent les Oromo, connaitrait d'après le Haut-commissariat un large mouvement de contestation antigouvernementale, qui se serait depuis étendu à la région d'Amhara, dans le Nord d'Ethiopie.

(Mise en perspective : Wissam El Bouzdaini à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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20/10/2017
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