En Islande, Ban Ki-moon souligne que la fonte de l'Arctique impacte le monde entier

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Dans le sud-est de l'Islande, le lagon glaciaire de Jökulsárlón formé par la fonte d'un glacier. (Photo ONU/Eskinder Debebe)

En visite en Islande, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé samedi que l’Arctique était en train de fondre en raison du changement climatique et que le sort du reste du monde était lié à cette région.

« Comme nous savons très bien, l’Arctique est en train de fondre sous nos yeux », a déclaré M. Ban devant l’Assemblée du cercle arctique, à Reykjavik, la capitale islandaise, où il a reçu le Prix de la durabilité climatique. « En une seule journée, le mois dernier, la calotte glaciaire arctique a fondu trois fois plus que son taux normal ».

« L’Arctique soutient les principaux piliers du système climatique régional et mondial. Le sort de l’Arctique est lié au sort de Miami, de Mumbai, de Shanghai et des villes côtières à travers le monde, ainsi que de beaucoup d’autres endroits bien sûr. Lorsque l’Arctique souffre, le monde ressent la douleur. Et quand la planète est attaquée, l’Arctique est également une victime », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a rappelé que l’Accord de Paris sur le changement climatique allait entrer en vigueur le 4 novembre, alors que désormais 74 pays, représentant près de 59% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont ratifié cet accord. "C’est un grand pas en avant pour l’humanité", a-t-il dit.

"Peu de gens prévoyaient une telle rapidité. Je vous remercie tous pour votre contribution à cette avancée historique. Les dirigeants politiques, les scientifiques, les citoyens dans la rue, ont tous joué un rôle en comprenant la gravité de la menace et en se mobilisant pour mettre le monde sur un chemin plus sûr, plus raisonnable", a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU s’est également dit encouragé par l’accord il y a deux jours entre les membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur une nouvelle mesure mondiale pour réduire les émissions de CO2 provenant de l’aviation internationale. "Ceci est une première mesure importante par les gouvernements, l’industrie et la société civile", a-t-il dit.

S’agissant de l’Accord de Paris sur le climat, Ban Ki-moon a appelé à transformer les paroles en actes, et à mettre en œuvre l’Accord.

« Nous avons besoin de ressources financières pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions et à s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique », a-t-il dit.

« Nous avons besoin que les gouvernements parviennent à un consensus la semaine prochaine à Kigali sur un amendement d’une importance cruciale au Protocole de Montréal, qui réduira progressivement les hydrofluorocarbures. Cela pourrait aider à prévenir jusqu’à un demi-degré de réchauffement d’ici la fin du siècle », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU a également demandé de ne pas oublier les peuples autochtones de l’Arctique, qui « contribuent à la diversité et à la gestion durable des ressources » de cette région.

« Je vous exhorte à veiller à ce que les peuples autochtones, leurs droits et leurs contributions socioculturelles, restent prioritaires alors que nous affrontons ces défis communs », a-t-il déclaré.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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14/12/2017
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