Crise des réfugiés: Ban Ki-moon réitère à Genève son appel à la solidarité

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Ban Ki-moon lors de son intervention devant le Comité exécutif du HCR. Photo: ONU/Rick Bajornas

Outre les conflits, l'insécurité alimentaire, le changement climatique, les inégalités, l'exclusion et la mauvaise gouvernance constituent des moteurs du déplacement forcé de plus de 65 millions de personnes. A l'ouverture de la 67e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), le Haut-Commissaire Filippo Grandi a indiqué que plus de 90% de ces réfugiés sont accueillis dans des pays en développement. Occasion saisie par le Chef de l'Onu, Ban Ki-moon, de rappeler l'engagement pris par les Etats en septembre dernier à New York. Des Etats qui avaient affiché leur solidarité avec les réfugiés et leur soutien aux pays qui les accueillent en nombre.

 

Les Etats doivent convertir leurs engagements récents sur les migrants et les réfugiés sous peine d'être jugés par l'histoire. Ce discours prononcé par le Chef de l'ONU à l'ouverture de la 67e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) est un appel à la responsabilité. Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi à Genève à mettre fin à « la crise de solidarité » pour assurer les droits des générations futures.

« Si l'on considère tous les réfugiés, les personnes déplacées, et les civils vivant dans des zones assiégés ou difficiles d'accès, il y a treize millions et demi de Syriens qui ont désespérément besoin d'aide. Six millions d'entre eux sont des enfants.

La situation en Syrie est l'une des plus tragiques et dramatiques dans le monde. Pourtant nous devons aussi nous souvenir des millions d'autres réfugiés qui ont fui les conflits au Yémen, en Afghanistan, au Burundi, en République centrafricaine, au Soudan du Sud et ailleurs dans le reste du monde.

Ces statistiques sont renversantes et chaque chiffre représente une vie humaine. Mais ce n'est pas une crise de nombres. Il s'agit plutôt d'une crise de solidarité. Tel est le message que j'ai envoyé et réitéré à plusieurs reprises aux dirigeants du monde. C'est donc une crise de solidarité. Mais avec une volonté et un leadership teinté de compassion, nous pouvons résoudre ce problème ».

Pour le Chef de l'ONU, la Déclaration de New York, adoptée mi-septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, peut faire une vraie différence dans la vie des réfugiés. Reste désormais à voir ses promesses et ses engagements se concrétiser réellement sur le terrain.

A cet égard, le HCR lancera d'ici 2018 le cadre qui accompagne cette Déclaration. « Nous avons tous une responsabilité », a fait remarquer M. Ban. Même son de cloche du côté du Haut-Commissaire pour les réfugiés. Filippo Grandi a ainsi insisté sur le fait que les « générations futures jugeront avec sévérité notre incapacité collective à prévenir et résoudre les conflits et à protéger les gens des conséquences de la guerre ».

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU)

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14/12/2017
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