CPI : la Présidente de la Cour appelle la communauté internationale à renforcer son engagement

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Silvia Fernandez de Gurmendi (Photo: ONU / M.Elias)

La Présidente de la Cour pénale internationale a appelé la communauté internationale à renforcer son engagement avec la Justice lundi lors de sa présentation annuelle devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Selon Silvia Fernandez de Gurmendi la justice pénale internationale a connu « des progrès formidables » au cours des deux dernières décennies.

Lors d'un entretien avec la Radio des Nations en marge de l'Assemblée, elle a souligné qu'au cours de la dernière année la Cour avait entrepris des réformes pour se rendre plus efficace et qu'elle avait pu conclure deux procès.

« La justice pénale internationale fait partie de la réponse aux conflits et c'est une composante essentielle de la résolution des conflits et de la paix dans le monde », a affirmé la juriste.

« La Justice a montré qu'elle peut mener à des résultats concrets et il faut renforcer cela, maintenir et élargir la participation à la Cour, et travailler ensembles pour l'améliorer » a précisé Silvia Fernandez de Gurmendi.

Face aux critiques qui maintiennent que la Cour se penche uniquement sur les affaires africaines, la Présidente de la CPI a souligné que la Procureure de la CPI avait commencé des examens préliminaires dans tous les continents du monde et ouvert une enquête en Géorgie, et soutenant qu'il faut donner du temps pour que la Cour, qui n’a que 14 ans,  puisse faire son travail partout dans le monde.

“La Cour est intervenue à la demande des pays”  a également rappelé la Présidente, expliquant que,  dans la plupart des cas,  la CPI est intervenue dans des affaires qui ont été référées au Procureur de la CPI par les États africains eux-mêmes.

« Il faut aussi se rappeler que la Cour est une cour de dernier ressort » a aussi précisé Silvia Fernandez de Gurmedi, ajoutant « on n'est pas là pour faire de la concurrence aux États on est là pour donner une solution de justice quand les États ne font pas leur travail ».

Enfin la Présidente de la Cour s'aligne avec le message du Président de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome, qui a demandé aux trois États africains, l'Afrique du Sud, le Burundi et la Gambie, de reconsidérer leurs décisions de se retirer.

(Interview : Silvia Fernandez de Gurmendi, Présidente de la CPI; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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