Prévention des conflits: le plaidoyer de Ban Ki-moon pour la coopération régionale

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, intervenant le 28 octobre 2016 devant le Conseil de sécurité (Crédit photo: ONU/Evan Schneider)

Le Conseil de sécurité  a examiné ce matin la coopération régionale avec l'Organisation du Traité de sécurité collective, l'Organisation de Shanghai pour la coopération et la Communauté d'États indépendants (CEI). Ouvrant les débats, le Secrétaire général des Nations Unies a plaidé pour un renforcement de la cooperation régionale en vue de réduire les risques de conflits. Il a estimé que le paysage mondial de la paix et de la sécurité est devenu beaucoup plus complexe au cours de la dernière décennie.

Ban Ki-moon s'est déclaré particulièrement inquiet de la prolifération d’acteurs armés qui profitent de la technologie moderne et de la mondialisation pour commettre des crimes horribles. Autant de défis qui transcendent les frontières nationales et exigent une réponse collective de la communauté internationale.

Le Secrétaire général a fait valoir que pour être à la hauteur des défis, l’Organisation des Nations Unies a procédé à un certain nombre d’examens majeurs de ses activités. Tous ont souligné la nécessité urgente de donner la priorité à la prévention des conflits – de manière collective en faisant appel à des partenariats régionaux et mondiaux. Cela a toujours été l’une de mes priorités.

«Après avoir exercé les fonctions de Secrétaire général durant près de dix ans, je suis encore plus convaincu du besoin pour la communauté internationale de rassembler pour promouvoir la stabilité et désamorcer les tensions où qu’elles se produisent.»

Dans ce contexte – et conformément au Chapitre 8 de la Charte des Nations Unies, Ban Ki-moon a indiqué que l'ONU cherche à intensifier ses interactions avec les chefs des organisations régionales et sous-régionales. Le Secrétaire général a déclaré qu'il s'est personnellement engagé à collaborer avec les partenaires régionaux des Nations Unies pour obtenir des résultats. Selon lui, même si l’impact a été significatif, l'on peut faire davantage.

La Russie, qui préside les travaux du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, a organisé ce débat sur la coopération entre l’ONU et trois organisations régionales et sous-régionales de l’Asie centrale. Couvrant une « vaste zone s’étendant de l’Europe orientale à l’Extrême-Orient », l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), l’Organisation de Shanghai pour la coopération (OSC) et la Communauté d’États indépendants (CEI) ont expliqué par quels moyens elles pouvaient contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationale.

Le Secrétaire général de l’OTSC, Nikolaï Bordiouja, a fait état des efforts déployés de concert avec l’Office des Nations Unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) pour empêcher l’acheminement de stupéfiants en provenance d’Afghanistan.

Son homologue de l’OSC, Rashid Alimov, a assuré que la « priorité » de celle-ci est au rétablissement de la paix et la stabilité en Afghanistan, « dans l’intérêt de toute la région ».

Vice-Président du Comité exécutif de la CEI, Sergey Ivanov, s’est dit préoccupé par les tensions persistantes dans la région « afghano-pakistanaise », source de menaces directes pour la sécurité des États d’Asie centrale. « Des pays, autrefois stables, ont été plongés dans l’instabilité en raison de changements de régime « artificiels », d’ingérence extérieure et de l’exportation de « révolutions de couleur », a-t-il fait remarquer, en déplorant les situations en Iraq, Libye et en Syrie.

(Extrait sonore: Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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15/12/2017
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