#UNGA71 : migrants, réfugiés et transitions politiques parmi les priorités de l'OIF

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’OIF.(Photo: ONU/E.Schneider)

« Qui l'eut cru que la petite réfugiée d'Haïti serait un jour appelée à porter la plus haute responsabilité politique en tant que Gouverneure générale du Canada et aujourd'hui en tant que Secrétaire générale de l'OIF? », a demandé Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), en marge du débat de haut niveau de l'Assemblée générale et du Sommet sur les migrants et réfugiés.

La cheffe de l'OIF a souhaité partager son expérience personnelle, en tant que refugiée lorsqu'elle a fui Haïti avec sa famille pour échapper au régime de François Duvalier, afin de souligner et illustrer que lorsque l'on parle de migrants il ne 's'agit pas simplement de statistiques mais d'êtres humains, qui même s'ils arrivent dépossédés, arrivent à surmonter les défis et à grandement contribuer aux sociétés d'accueil.

Face à l'urgence de la crise des réfugiés et des flux migratoires, Michaëlle Jean a plaidé pour une approche d'accueil humaniste, soucieuse de la dignité des réfugiés et des migrants et des droits fondamentaux de la personne.

Elle a prôné une approche coordonnée et concertée entre les divers acteurs sur le terrain, afin d'en augmenter l'efficacité et appelé à agir sur les causes profondes de ces flux de populations, une priorité pour l'OIF.

Les transitions politiques en Afrique, à la lumière de la crise pré-électorale en République démocratique du Congo (RDC) et celle post-électorale au Gabon, figuraient également parmi les priorités de l'OIF lors de ce 71ème débat de haut niveau de l'Assemblée générale.

Selon Michaëlle Jean, l'OIF travaille en amont dans le renforcement des institutions pour en faire que les processus électoraux soient menés dans un climat apaisé, dans l'esprit du dialogue inclusif et dans le respect des règles.

Pour Michaelle Jean, la situation en RDC, avec le déclenchement des violences, est « absolument déplorable ». L'OIF maintient néanmoins son appel à maintenir le dialogue national inclusif, à arriver à un consensus autour de l'échéancier du calendrier électoral dans le respect de la constitution, et, face aux éventuelles difficultés techniques, à rester au plus près possible de la constitution.

Le plus important c'est que ces acteurs agissent de façon responsable de parte et d'autres, a souligné la Secrétaire générale.

Pour la situation au Gabon, l'OIF prône également le dialogue et le respect de la Constitution et des règles, dans un cadre de travail d'ensemble concerté, soulignant que son envoyé spécial Ould Abdallah œuvrait en concert avec Abdoulaye Bathily, le représentant spéciale de l'ONU et celui de l'union africaine, Smail Chergui, en constant échange avec l'Union européenne.

L'OIF aurait un accès particulier aux acteurs politiques dans ces pays et sa participation aux discussions, sans ingérence, ferait la différence, mais toujours de façon coordonnée.

«Moi je ne peux pas partager ce fatalisme que dès qu'on engage un processus électoral on doit se faire au fait que bien sûr il y aura du sang versé, qu'il y aura des morts—non! Cela est inacceptable » a affirmé Michaëlle Jean.

(Extraits sonores : Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l'OIF; dossier préparé par: Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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