#UNGA71: Discours des Comores

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Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores. Photo:ONU

Veuillez trouvez ici le discours de son Excellence Azali Assoumani, Président de l’union des Comores lors du débat général de la 71ème Session de l’Assemblée génerale de l’ONU

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Résumé:
Quatrième Président à accéder à la Magistrature suprême de l'Union des Comores par des élections libres, démocratiques, et transparentes, dont les résultats ont été reconnus par la communauté internationale », M. AZALI ASSOUMANI a espéré l'accompagnement postélectoral de la communauté internationale et de tous les partenaires dont le système des Nations Unies pour consolider la stabilité de son pays, préserver les acquis de la démocratie et de l'état de droit et réussir le développement socioéconomique. Parmi ses appels à la communauté internationale, le Président a souligné qu'il appartient à l'ONU, « donc à nous tous », de prendre des mesures immédiates pour endiguer les fléaux déstabilisateurs de la violence, résultat de l'extrémisme et du fanatisme de tout bord. Le terrorisme n'a pas de frontières, a-t-il insisté, ajoutant que les terroristes ne sont ni musulmans, ni juifs, ni chrétiens, ni animistes. Ils n'appartiennent à aucune religion, à aucune civilisation. « Ce sont des barbares ».

Jugeant urgent que l'ONU trouve enfin une solution au conflit israélo-arabe, le Président a fustigé « l'arrogance de ceux qui, à cette même tribune, viennent défier le monde auquel ils s'adressent et narguer notre Organisation commune qui a pourtant reconnu, depuis près de 70 ans, l'État au nom duquel ils s'expriment ». Il s'est dit persuadé qu'un règlement du conflit israélo-palestinien serait un catalyseur à celui des autres crises au Proche-Orient.

Le Président a aussi voulu attirer l'attention de l'Assemblée générale sur la nécessité de faire la différence entre les migrations et le déplacement des populations sur leur propre territoire. L'Union des Comores, dont la souveraineté a été reconnue par l'Assemblée en 1975 sur un ensemble de quatre îles, connaît, comme d'autres pays, des mouvements de population à l'intérieur des îles et entre elles, y compris l'île de Mayotte, encore sous Administration française. Ces déplacements, a déploré le Président, se transforment hélas, en drames quotidiens et causent chaque année, chaque mois, des centaines de morts, dans le bras de fer entre les trois îles et Mayotte, et « dans l'indifférence de la communauté internationale ».

La question de « l'île comorienne de Mayotte », à laquelle l'Assemblée générale a consacré pas moins de 15 résolutions depuis 1977, reste d'actualité. Le Président a espéré qu'une solution sera trouvée en parfaite harmonie entre les Comores et la France, « deux pays qui ont un contentieux mais qui sont pourtant restés amis et partenaires de longue date ». C'est par un dialogue franc, intelligent et respectueux des intérêts des uns et des autres « et surtout » du droit international, que nous parviendrons à épargner aux jeunes générations de Comoriens et de Franco-Comoriens, une situation sans issue et les préserver de la radicalisation et de l'extrémisme qui minent et déstabilisent de nombreuses régions du monde, a prévenu le Président.

M. Azali Assoumani a conclu en appelant à une ample réforme de l'ONU, pour notamment permettre à l'Afrique de disposer d'un siège permanent au Conseil de sécurité. Il a aussi annoncé que son pays, qui a signé l'Accord de Paris sur le climat, soumettra sa ratification lors d'une session parlementaire qui se tiendra le mois prochain.

LE DERNIER JOURNAL
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15/12/2017
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