Syrie : moins de 30 médecins dans l'Est d'Alep

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Des habitants de l’est d’Alep collectent de l’eau insalubre après l’endomagement de la station d’épuration d’eau. De nombreuses pesronnes sont depuis contraintes de boir de l’eau insalubre (août 2016) Photo: © UNICEF/UN033485/Anonymous

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réitéré sa demande de corridors humanitaires pour permettre l'évacuation médicale des malades et des blessés dans la partie est d'Alep, en proie aux combats. Une demande d'autant plus pressante que moins d'une trentaine de médecins opèrent désormais dans la partie orientale d'Alep.

Le nombre de médecins présents dans la partie Est d'Alep s'est réduit ces derniers jours. Ils sont moins de 30 pour près de 280.000 personnes à travailler dans des conditions de gravité rarement observées. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), seuls six hôpitaux fonctionnent encore partiellement après les attaques récentes contre les deux principaux établissements.

En outre, quatre enfants seraient décédés ces derniers jours en raison du manque d'accès aux soins intensifs, a déploré devant la presse le Directeur de la gestion des risques d'urgence à l'OMS, Rick Brennan.

Selon les responsables sanitaires d'Alep, 338 personnes dont 106 enfants seraient mortes au cours des deux dernières semaines à Alep en raison des raids aériens. Et en une semaine, près de 846 personnes ont été blessées, dont environ un tiers d'enfants. Des patients sont soignés sur le sol dans les couloirs.

Face à cette situation, l'OMS réitère à nouveau son appel à une évacuation des blessés les plus critiques. Les médecins sur place désignent déjà ceux qui seront emmenés. L'organisation négocie avec le gouvernement et la Russie, affirme M. Brennan. Elle demande aussi l'accès de médicaments et du personnel de santé à Alep. Ces personnes ne doivent plus être visées par des attaques, insiste l'OMS.

Alep, deuxième ville du pays et principal front du conflit, est divisée depuis 2012 en secteur gouvernemental dans l’ouest et quartiers rebelles dans l’est.

(Interview : Tarik Jasaveric, porte-parole de l'OMS ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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15/12/2017
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