Syrie : les bombes à sous-munitions sont utilisées quasiment chaque jour

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Photo: Ole Solvang / Human Rights Watch

Selon les experts, il ne se passe pratiquement pas de jour sans qu'il n'y ait d'attaques recourant à des bombes à fragmentation en Syrie, et dans une moindre mesure, au Yémen. Ce constat navrant doublé d'un avertissement est tiré du Rapport 2016 sur la surveillance des armes à sous-munitions, présenté ce jeudi à Genève, et ce en dépit du soutien international croissant en faveur d’une interdiction complètes de telles armes.

Il faut savoir que les bombes à fragmentation sont des armes qui peuvent souvent contenir des centaines d'explosifs. En explosant à quelques centaines ou dizaines de mètres du sol, ces sous-munitions peuvent saturer une zone couvrant plusieurs terrains de football. Et même si elles le plus souvent mortelles à l’impact, un grand pourcentage d'entre elles n’explose pas jusqu’à ce que quelqu’un les touche.

De nos jours, cet héritage meurtrier des conflits concerne près de 25 pays et régions. La dernière édition du rapport de surveillance des armes à sous-munitions tire la sonnette d'alarme sur la situation en Syrie. La plupart des plus de 400 victimes de telles armes enregistrées l'an dernier l'ont été dans ce pays. Et en grande majorité ce sont des civils. Au Yémen, des bombes à sous-munitions ont tué ou mutilé plus de 100 personnes en 2015, alors même que ces armes n'avaient plus été utilisées depuis février.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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