Soudan du Sud: le gouvernement donne son plein accord pour la Force de protection régionale

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Le Ministre des Affaires du Cabinet du gouvernement de transition d’unité nationale, Martin Elia Lomuro, lors de la conférence de presse suite à la rencontre entre le Conseil de sécurité et le Président Kiir. (Photo:MINUSS//Isaac Billy)

Le gouvernement du Soudan du Sud a donné dimanche son feu vert pour le déploiement d’une force de protection régionale forte de 4 000 hommes, telle que récemment mandatée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’annonce est venue dans un communiqué conjoint publié dimanche, suite à la rencontre des membres du Conseil, actuellement en mission de visite dans le pays, avec le Président Salva Kiir.

Des centaines de personnes ont été tuées, plus de 700 000 se sont réfugiées dans les pays voisins et plus d’un million et demi sont déplacées, suite à la guerre civile qui sévit depuis décembre 2013 au Soudan du Sud.

Il est espéré que les 4 000 soldats de la Force de protection régionale mandatée par le Conseil établira les conditions de stabilité et de sécurité nécéssaires afin permettre à ces personnes de rentrer chez elles.

Le Ministre des affaires du Cabinet du gouvernement de transition d’unité nationale, Martin Elia Lomuro, a lu le communiqué conjoint à la presse suite à la rencontre entre le Conseil et le Président Kiir.

“Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Gouvernement de transition d’unité nationale conviennent de travailler dans un esprit de coopération renouvelé pour faire avancer les intérêts du peuple sud-soudanais, en particulier leurs aspirations à la justice, la liberté et la prospérité" a-t-il énoncé, ajoutant "Ils ont convenu que la situation humanitaire et de sécurité de la population étaient des besoins primordiaux. Pour améliorer la situation de sécurité, le gouvernement de transition d’unité nationale a donné son consentement au déploiement dans le cadre de la MINUSS de la force de protection régionale”.

Le Soudan du Sud avait initialement donné son accord ”de principe” pour la Force, estimant qu’elle était une violation de sa souveraineté.

Quelque 12 000 Casques bleus servent déjà dans la mission de l’ONU, connue sous le nom MINUSS.

Le Sud-Soudan a également accepté de mettre en œuvre un tribunal hybride pour enquêter sur les crimes de guerre.

(Mise en perspective: Cristina Silveiro)

 

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14/12/2017
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