Responsabilité de protéger : dialogue interactif informel sur l'action collective de mobilisation

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Adama Dieng (Photo : ONU)

L'Assemblée générale des Nations Unies tient ce mardi un dialogue interactif information sur l'action collective de mobilisation en faveur de la responsabilité de protéger.

Le Conseiller spécial du Secrétaire général sur la prévention du génocide, Adama Dieng, a plaidé pour une large diffusion des principes et valeurs contenues dans la responsabilité de protéger qui a vu le jour, il y a une décennie,  grâce aux efforts des Nations Unies.

Le Conseiller spécial est revenu sur le rapport 2016 du Secrétaire général dressant le bilan de la mise en oeuvre de la responsabilité de protéger, un peu plus de dix ans après sa consecration. Il a mis l’accent sur les obstacles qui empêchent la pleine application de l’ ” arme pacifique ” que constitue la responsabilité de protéger.

Le document met notamment l’accent sur la relation qui existe entre l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des atrocités crimininelles et la diminution du respect du droit international humanitaire. Un autre parallèle est établi entre l’augmentation des atrocités criminelles et la crise mondiale des déplacements forcés et des migrations. D’où l’appel du rapport à l’unité de la communauté internationale.

Adama Dieng a aussi insisté sur les étapes à mettre en oeuvre pour renforcer la capacité des autorités nationales, mais aussi des organisations régionales en matière de responsabilité de protéger.

Auparavant, le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, les nombreux progrès accomplis depuis 2005, année durant laquelle il a présidé l'Assemblée générale de l'ONU dont les travaux ont permis l'adoption de l’engagement historique des chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet mondial pour protéger leurs populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité.

 

« Pourtant, nous continuons à assister à une brutalité inacceptable contre des civils dans le monde entier. Nous voyons un manque de respect intolérable pour les normes et les normes internationales, y compris les principes de base du droit international humanitaire. Malheureusement, nous avons encore à concrétiser pleinement la responsabilité de protéger le principe, d’accord avec de tels espoirs et des attentes importantes suscitées en 2005», a-t-il déclaré

Jan Eliasson a fait valoir qu'il y a deux séries de priorités pour surmonter les obstacles à la mise en œuvre de la responsabilité de protéger. D'abord, la communauté internationale doit, dans la pratique, montrer son attachement à la question de la prévention. Ensuite, les Nations Unies doivent être plus efficaces dans la prévention de la récurrence des crimes atroces.

(Extrait sonore : Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général sur la prévention du génocide)

 

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11/12/2017
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