RDC : Zeid avertit du risque d'une crise de grande envergure

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Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. (Photo ONU/Pierre Albouy)

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a émis une forte mise en garde, jeudi, contre la détérioration de la situation en République démocratique du Congo.

Zeid Ra'ad Al Hussein s'est dit profondément attristé par l'explosion de violence survenue récemment dans la capitale, Kinshasa. Il a déclaré que le nombre important de victimes civiles, l'incendie du siège de plusieurs partis politiques et la situation toujours très tendue sont un avertissement clair qu'une crise de grande envergure pourrait survenir très prochainement.

Le Haut-Commissaire a exhorté les autorités à abandonner leur position extrêmement conflictuelle et à construire des ponts avec l'opposition.

Au moins 50 personnes, dont quatre policiers, auraient été tuées lors des heurts et violences survenus dans la capitale Kinshasa les 19 et 20 septembre. Au moins 77 autres personnes blessées.

Le Haut-Commissaire a fortement condamné la force excessive dont ont clairement fait usage les forces de défense et de sécurité à l'encontre de manifestants dans la capitale.

Il a dit être tout particulièrement choqué par des rapports selon lesquels des hommes en uniforme ont directement pris part à certaines des attaques contre les sièges de six partis politiques d'opposition, dont celui de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Pour Zeid Ra'ad Al Hussein, il s'agit, sans aucun doute possible, d'une attaque contre la démocratie et les droits de l’homme les plus fondamentaux.

Le Haut-Commissaire a aussi fait part de sa préoccupation toute particulière concernant les allégations de détention arbitraire à l'encontre de journalistes qui tentaient de couvrir les manifestations dans la capitale le 19 septembre. Selon des rapports, quelque 300 personnes auraient été arrêtées depuis lundi.

Pour quitter cette trajectoire dangereuse, Zeid Ra'ad al Hussein a jugé crucial de rétablir un dialogue réellement inclusif, que toutes les parties fassent preuve de retenue et de garantir que justice soit faite pour les nombreuses violations des droits de l'homme, grâce à une enquête rapide, transparente et impartiale.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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20/10/2017
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