L’ONU plaide pour l’égalité des sexes dans les universités

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Emma Watson, lors de la présentation d’un nouveau rapport sur l'initiative « HeForShe IMPACT 10x10x10 », en marge du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.(Saisie d’image: ONU)

« Naître filles continue d'être une raison pour ne pas aller à l'école de faire l'objet de violences, d'exclusions » a déclaré la Directrice générale de l'UNESCO lors de la présentation mardi d’un nouveau rapport sur l'initiative « HeForShe IMPACT 10x10x10 », en marge du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

« Si le développement durable avait un visage, je crois que ce visage devrait appartenir à une fille d'entre 10 et 12 ans, qui n'a pas laissé tomber ses études, qui a réussi son éducation primaire, poursuit ses études et assiste à une école en sécurité. Elle est appuyée par sa famille et sa communauté et sait à quel âge se marier, sans se marier de façon précoce. Elle pourra être protégée, avoir moins d'enfants, et pourra poursuivre sa carrière en science, en éducation, en culture, là où elle voudra aller. Et elle sera consciente de l'environnement. Et cette fille aura 25 ans lorsque nous arriverons à la date d'échéance de l'Agenda pour le développement à l'horizon 2030.  C’est là notre objectif et nous en pourrons pas y arriver sans l’implication de tous », a affirmé Irina Bokova.

Le rapport aborde trois déséquilibres auxquels les universités peuvent remédier : le ratio hommes/femmes parmi les enseignants et les postes administratifs élevés, les domaines d’études choisis par les jeunes femmes comparés à ceux choisis par les jeunes hommes; et le nombre d’étudiantes dans les universités par rapport à leur égalité d’accès aux postes d’enseignants universitaires et aux filières professionnelles .

Aussi il présente les promesses et les progrès réalisés par 10 universités qui participent à cette initiative et qui se sont engagées. à combler l’écart entre les sexes dans l’administration et chez les enseignants, à créer des centres d’excellence en matière d’égalité entre les sexes et à mettre fin à la violence sur les campus.

Ces universités sont : l’Université de Georgetown (Etats-Unis), l’Université de Hong Kong (Chine), Université de Leicester (Royaume-Uni), l’Université de Nagoya (Japon), l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), l’Université de São Paulo (Brésil), Institut d’études politiques de Paris (France), Université de Stony Brook (Etats-Unis), l’Université de Waterloo (Canada) et l’Université de Witwatersrand (Afrique du Sud).

« Chaque génération d’étudiants universitaires issue de ces années formatrices est une nouvelle chance pour que le monde fasse des progrès », a déclaré la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, lors d’une conférence de presse.

Selon l’agence onusienne, avec plus de la moitié de la population mondiale âgée de moins de 30 ans et un nombre croissant de diplômés universitaires, les universités ont une occasion sans précédent de changer les choses.

L’actrice britannique et Ambassadrice de bonne volonté d’ONU-Femmes, Emma Watson, qui a participé au lancement de la campagne HeForShe en 2014, était présente mardi au moment de la présentation du rapport.

« Une bonne université est comme une petite utopie, c’est un modèle miniature de ce à quoi la société pourrait ressembler. Tous nos champions d’IMPACT ont choisi de faire de l’égalité des sexes un élément central de la façon dont ils éduquent leurs élèves » a affirmé Emme Watson.

« L'expérience universitaire doit dire aux femmes que leur capacité intellectuelle est valorisée mais pas uniquement, qu'elles ont leur place à la direction de l'université. Et d'une très grande importance en ce moment, l'expérience doit que la sécurité des minorités, des femmes ou toute personne vulnérable est un droit et pas un privilège. Un droit qui va être soutenu par une communauté s qui croient et appui els survivants, et qui reconnait que lorsque la sécurité d'une personne est violée c'est la sécurité de tous qui est violée. » a enfin déclaré la comédienne.

 

(Extrait sonore : Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO)

 

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20/10/2017
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