Le débat général de l'Assemblée générale axé sur le développement durable a été fructueux, selon son Président

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Le Président de l'Assemblée générale, Peter Thomson, à l'ouverture du débat général de l'Assemblée générale. Photo ONU/Cia Pak

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson, s’est félicité lundi du fait que la majorité des Etats du monde ont exprimé, lors du débat général annuel de l’Organisation à New York, leur détermination à réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté en 2015.

Dans son discours de clôture, lu en son nom par l’un des Vice-présidents de l’Assemblée générale, l’ambassadeur du Népal Durga Prasad Bhattarai, M. Thomson s’est dit « grandement encouragé par le fait que de nombreux pays ont d’ores et déjà intégré les Objectifs de développement durable (ODD) dans leurs plans et leurs politiques ». M. Thomson était lundi à Carthagène (Colombie) où il assistait, en compagnie du Secrétaire général, Ban Ki-moon, à la signature de l’Accord de paix historique entre le gouvernement colombien et l’ex-rébellion des FARC.

« Je réitère mon appel à tous les Etats membres pour qu’ils inscrivent les ODD dans leurs programmes scolaires. C’est la jeunesse du monde qui doit être informée des ODD dans toute leur dimension universelle et intégrée car c’est elle qui héritera de ce Programme pour 2030 », a ajouté Peter Thomson.

Abordant l’aspect de ce programme relatif aux changements climatiques, le Président de l’Assemblée générale s’est dit confiant de voir l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015, ratifié avant la fin de l’année.

« J’exhorte tous les membres non seulement à ratifier l’Accord sans tarder, mais même à accroître encore son ambition en réduisant les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5% au dessus de ses niveaux pré-industriels, et à mobiliser les ressources financières nécessaires pour soutenir les pays vulnérables comme les Petits Etats insulaires en développement, entre autres », a ajouté M. Thomson, qui est de nationalité fidjienne.

Relevant que de nombreux Etats membres avaient soulevé la question des réfugiés et migrants, il a rappelé l’adoption, le 19 septembre lors d’un Sommet en marge de l’Assemblée générale, de la Déclaration de New York visant à une approche plus humaine du problème. « Le Sommet a amorcé un processus que je poursuivrai tout au long de cette session, avec pour objectif l’adoption en 2018 de deux conventions mondiales sur les migrants et sur les réfugiés », a-t-il dit.

M. Thomson a également noté que de nombreux Etats membres avaient exprimé le souhait d’une réforme du Conseil de sécurité, sujet de discussion déjà ancien et basé sur le constat que la configuration et l’organisation actuelles du Conseil reflètent l’ordre mondial qui prévalait au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Evoquant enfin la succession du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dont le mandat expire à la fin de l’année, il s’est engagé à « gérer cette question avec beaucoup de soin au cours des prochains mois, conformément aux principes de transparence et de responsabilité et en vue d’assurer une transition en douceur ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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