Journée mondiale contre la rage : éliminer la rage d’ici 2030

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(Image : OIE)

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée cahque 28 septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné que l’éducation et la vaccination des communautés les plus vulnérables sont les deux outils essentiels pour empêcher le développement d’une maladie mortelle dès l’apparition de ses premiers symptômes mais évitable et éliminable à l’horizon 2030.

Dans un communiqué publié mercredi, l’OMS estime qu’environ 59.000 personnes meurent de la rage chaque année à travers le monde, précisant qu’environ 90% de ces décès se produisent chez des enfants vivant dans des zones rurales en Afrique et en Asie.

L’organisation basée à Genève rappelle qu’un nettoyage immédiat de la plaie à l’eau et au savon après une morsure par un animal suspect et qu’une vaccination antirabique avant et après les morsures représentent des moyens efficaces de prévenir l’infection et de sauver la vie. L’OMS considère par ailleurs l’élimination mondiale de la maladie possible grâce à une vaccination de masse des chiens, qui transmettent 95% des cas de rage à l’homme.

En décembre 2015, les pays du monde entier, l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies (FAO) et l’Alliance mondiale contre la rage (GARC) ont convenu de mettre fin aux décès humains dus à la rage canine avant 2030 – année cible pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). « La rage appartient aux livres d’histoire », avait déclaré le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS, considérant l’élimination de la maladie à portée de main.

Dans le cadre de l’initiative One Health, l’OMS, l’OIE, la FAO et GARC travaillent sur des campagnes simultanées pour éliminer la rage canine à travers la vaccination des chiens, le traitement des expositions de rage humaine avec le lavage de la plaie et la prophylaxie post-exposition (PPE), et l’amélioration de l’éducation des communautés sur la prévention de la rage dans les zones où elle est le plus nécessaire, notamment auprès des jeunes.

Toutefois, de nombreux pays rencontrent des difficultés à mesurer et à prévoir la demande pour le vaccin contre la rage, ce qui entraîne des retards et ruptures de stocks dans le marché des vaccins. Pour résoudre ce problème, l’OMS envisage de créer un stock de vaccin contre la rage pour les humains qui atteindra le niveau de stock de vaccin contre la rage prévu pour les animaux récemment créé par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

«L’OMS cherche à mieux comprendre les besoins non satisfaits pour les vaccins de rage humaine, et la logistique pour obtenir ces médicaments essentiels là où ils sont le plus nécessaires, pour les populations mal desservies en milieu rural », a expliqué le Dr Bernadette Abela-Ridder, Chef de l’équipe consacrée aux maladies zoonotiques négligées de l’OMS. « En aidant les pays à prévoir leurs besoins, et en les agrégeant selon les exigences mondiales, nous allons stabiliser la demande à laquelle les fabricants peuvent répondre », a-t-elle ajouté.

L’OMS estime que le stock de vaccin contre la rage humaine devrait être opérationnel d’ici à la fin de l’année 2017.

 

 

 

(Extrait sonore: Silvano Sofia, du breau des relations estérieures de la FAO à Genève ; propos recueillis par Wissam El Bouzdaini )

Classé sous L'info, Santé.
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11/12/2017
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