#Diversité est force, le Canada prône l'inclusion et le multiculturalisme

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#Diversité est force, discussion interactive de haut niveau sur le pouvoir de l'inclusion et de la diversité (Image: MAE Canada)

Devant la différence et la diversité va-t-on choisir la fermeture, la xénophobie, comme tant de politiciens nous y invitent, ou va-t-on courageusement choisir l'inclusion?

C'est la question qu'a posée le Canada lors de la Discussion interactive de haut niveau sur le pouvoir de l'inclusion et de la diversité, organisée par le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, en fin de journée mercredi au Siège des Nations Unies.

La Discussion,  tenue en marge du 71ème débat de haut niveau de l'Assemblée générale, était ancrée dans l'idée que « la diversité de pensée, d'expérience, d'âge, de genre, d'origine, de langue, d'orientation, d'ethnicité et de croyance peut enrichir nos vies »;  que « de plus en plus de données probantes démontrent que les collectivités et les pays diversifiés peuvent afficher un taux de croissance économique plus élevé, avoir une meilleure cohésion sociale et bénéficier d'avantages culturels et civiques inestimables »;  et que « l'inclusion permet de tirer parti de la diversité à l'échelon local, national et international ».

Elle avait pour objectif d'explorer les façons de travailler ensemble pour mieux tirer parti des avantages découlent de l'inclusion et de la diversité.

« Le Canada a des avantages que d'autres pays n'ont pas, nous en sommes tout à fait conscients, on est pas ici pour la faire la leçon à personne », a affirmé Stéphane Dion, lorsque nous lui avons demandé si cette approche était plus facile pour les pays construits sur la migration.

Aussi, il a expliqué que le pays nord-américain est en mesure de contrôler son immigration, étant séparé par les océans et par « le pays le plus riche au monde » des flux de migrants.

“Si le Premier ministre fait venir 25.000 réfugiés de Syrie nous savons que ça va être 25.000 et non 250.000″ a précisé Stéphane Dion.

Toujours est-il, selon le ministre, il ne faut pas « se laisser aller à la méfiance et à la peur ».

« Ça marche le multiculturalisme, ça marche la diversité et l'inclusion, ça marche au Canada, est-ce que ça pourrait marcher ailleurs? On croit que oui et on est prêt à écouter les expériences des autres » a conclu Stéphane Dion, lors d'un entretien.

(Interview : Stéphane Dion, Ministre des Affaires étrangères du Canada; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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20/10/2017
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