Ban Ki-moon : Éradiquer le sida, la tuberculose et le paludisme d'ici 2030

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Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies (Photo : ONU)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a participé, samedi matin, à Montréal, au Canada, à la cinquième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Lors de son intervention,

Ban Ki-moon a jugé possible d'éradiquer le sida, la tuberculose et le paludisme d'ici 2030.

Le Secrétaire général a exhorté les gouvernements et tous les partenaires à contribuer généreusement au Fonds qui a prouvé qu’il peut produire des résultats concrets. A cet effet, il a rappelé que depuis sa création, il y a quinze ans, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a permis de sauver 20 millions de personnes.

« Nous avons les connaissances et les outils pour mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme en 2030. Ceci est notre objectif, notre ambition, et notre vision pour rendre ce monde meilleur, cette planète Terre saine et respectueuse de l’environnement, sur laquelle tout le monde peut vivre sans crainte et dans la dignité », a déclaré Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a souligné que travailler pour mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme est intrinsèque aux 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par la communauté internationale. L'Agenda 2030, a-t-il poursuivi, est construit sur le principe du partenariat, et son but est de ne laisser personne derrière.

« Au cours des 15 prochaines années, nous devons tous travailler ensemble pour atteindre les Objectifs de développement

Selon le patron du Secrétariat de l'ONU, les 17 ODD sont holistiques, universels et intégrés. Partant, les 17 Objectifs ne peuvent fonctionner seuls. Ils englobent l’égalité des sexes, les droits de l’homme, l’eau et l’assainissement, l’éducation, la gouvernance, la paix et la stabilité.

Par ailleurs, le Secrétaire général a exhorté le Fonds mondial à se joindre au combat désormais engagé contre la résistance aux antimicrobiens, une menace pour la santé mondiale, a-t-il précisé, qui concerne les trois maladies dont s'occupe le Fonds. Le défi est tel que les dirigeants mondiaux se réunissent pour discuter de la question le 21 septembre à l’Assemblée générale des Nations Unies.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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11/12/2017
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