UNICEF : retarder le début de l’allaitement maternel augmente le risque de décès des nourrissons de 80%

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(Photo: UNICEF)

Quelques 77 millions nouveau-nés dans le monde, soit un nourrisson sur deux, n'est pas mis au sein dans l'heure suivant sa naissance, le privant des nutriments essentiels, des anticorps et du contact peau à peau avec leur mère qui les protégeraient de la maladie et la mort, a affirmé le Fonds des Nations Unies pour lenfance à l'occasion de la Semaine mondial de l’allaitement maternel, qui se déroule du 1er au 7 Août .

Selon l'UNICEF, plus l’allaitement maternel est retardé, plus le risque de décès dans le premier mois de vie s'élève.

Retarder l’allaitement de 23 heures après la naissance augmente le risque de mort dans les 28 premiers jours de la vie de 40 pour cent. Le retarder de 24 heures ou plus, l'augmente à 80 pour cent.

Les décès des nouveau-nés représentent près de la moitié de tous les enfants de moins de cinq décès des ans.

Aussi, si tous les bébés etaient nourris exclusivement au lait maternel de la naissance jsuqu'à l'age de six mois, plus de 800.000 vies seraient sauvées chaque année.

Le Fonds pour les enfants dénote quelques progrès en matière des taux d’allaitement précoce au cours des 15 dernières années, signalant toutefois que ceux-ci restaient largement inchangés en Afrique occidentale et centrale.

Les analyses de l'UNICEF démontre que les femmes n'obtiennent pas l’aide nécessaire pour commencer l’allaitement immédiatement après la naissance, même quand l’accouchement a été appuyé par un médecin, une infirmière ou une sage-femme .

Autre raison pour le manque de progrès en matière d'allaitement précoce, l'administration d'autres aliments aux nouveaux nés tels du lait maternel industriel ou du lait de vache avec du sucre.

L'agence appelle à améliorer la couverture des soins de santé pour les mères, à la maison et à l’hôpital, de sorte qu'elles puissent être adéquatement que soutenus par leurs familles, les communautés et les travailleurs de la santé.

Aussi les États devraient avoir une législation en place interdisant la promotion non éthique des suppléments de lait maternel, telles que de fausses déclarations par les fabricants selon lesquelles ses produits sont aussi bons voir meilleurs que le lait maternel.

Pour ce faire, les pays doivent adopter le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.

(Extrait sonore : Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF)

 

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20/10/2017
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