Maldives: l'ONU exhorte les autorités à ne pas réintroduire la peine de mort

Écouter /

Vue aérienne de Malé, la capitale des Maldives. Photo: Nattu

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a lancé un appel au gouvernement des Maldives à ne pas procéder à des exécutions planifiées. Le pays observe un moratoire sur la peine capitale depuis 1954 et est un leader en la matière, selon Zeyd Raad al-Hussein. Il y aurait actuellement 17 personnes dans les couloirs de la mort aux Maldives.

 

Plusieurs des procédures judiciaires présenteraient des irrégularités inquiétantes, selon le Bureau des droits de l'homme, notamment pour trois condamnés — Hussein Humam, Ahmed Murrath et Mohamed Nabeel—qui seraient sur le point d'être exécutés.

 

Depuis novembre dernier, il y a eu un certain nombre de développements inquiétants concernant la peine capitale aux Maldives. En novembre 2015, la Haute Cour a jugé que le Président ne pourrait plus commuer les peines pour les crimes de meurtre intentionnel si tous les héritiers de la victime exigent la peine de mort.

 

En juin de cette année, les règlements de la peine capitale ont été amendés pour permettre la pendaison en plus des injections létales comme méthode d’exécution.

 

Le Haut-Commissaire souligne que la peine de mort n'est pas efficace pour dissuader des crimes, que la vengeance ne doit jamais être confondue avec la justice et que la peine de mort ne sert qu’à aggraver l’injustice. Un système judiciaire qui est incapable d’appliquer systématiquement les normes d’un procès équitable et qui est marqué par la politisation, ne doit pas être autorisé à avoir le dernier mot sur les questions de vie et de mort ».

 

(Extrait sonore: Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme à Genève)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...