L’ONU réclame au Pakistan et à l’Inde un accès au Cachemire pour vérifier des violations présumées des droits humains

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Paysage dans la région du Cachemire (1948) Photo: ONU/AF

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exprimé mercredi son profond regret face au refus des autorités indiennes et pakistanaises d’autoriser l’accès du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) aux régions du Cachemire que les deux pays administrent respectivement, après des récentes allégations de violations graves des droits de l’homme.

Dans un communiqué de presse, M. Zeid a déclaré que depuis la dernière flambée de violence début de juillet, il a contacté les autorités indiennes et pakistanaises et a demandé l’autorisation pour qu’une équipe puisse aller au Jammu-et-Cachemire administré par l’Inde et au Cachemire administré par le Pakistan pour examiner et vérifier de manière indépendante et complète les allégations de violations du droit international afin d’être en mesure d’établir avec précision les faits, en particulier les déclarations contradictoires et concurrentes des deux côtés.

« Je regrette profondément que nos demandes d’accès n’aient pas été autorisées », a déclaré le Haut-Commissaire. « Vu la gravité des allégations concernant l’utilisation d’une force excessive, les allégations d’un soutien étatique à la violence, ainsi que le nombre de personnes tuées et le très grand nombre de personnes blessées, la poursuite des troubles et les informations faisant état de violences quotidiennes dans la région , il est regrettable que nos efforts sincères pour évaluer indépendamment les faits en ce qui concerne les informations faisant état de violations des droits humains aient échoué ».

« Nous avons demandé un accès complet et sans entrave à la population touchée, pour interroger divers individus sur le terrain, y compris des victimes, des témoins, des membres des forces de sécurité, et avec un accès à la documentation pertinente », a précisé M. Zeid. « Cet accès nous permettrait de fournir une analyse indépendante et fondée sur les faits de la situation, ce qui est essentiel dans des situations volatiles et sensibles politiquement ».

« Sans accès, nous ne pouvons que craindre le pire », a ajouté le Haut-Commissaire, qui a une nouvelle fois demandé un accès.

(Extrait sonore:Gianni Magazzeni, Directeur par intérim de la Division des opérations et Chef de la branche des Amériques et de l’Europe et de l'Asie centrale au Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme)

 

 

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20/10/2017
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