L’ONU appelle à ratifier le Traité d’interdiction complète d’armes nucléaires

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Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'exprimant à une réunion à Vienne marquant le 20ème anniverssaire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE)

À l’occasion de la Journée internationale contre les essais nucléaires, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé lundi à tous les pays et à tous les peuples d’œuvrer pour que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires entre en vigueur le plus rapidement possible, afin de progresser vers un monde exempt d’armes nucléaires.

« En cette Journée internationale contre les essais nucléaires, j’invite le monde entier à faire preuve en la matière d’un sentiment de solidarité qui soit à la mesure de la nécessité urgente de sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons », a dit M. Ban dans un message.

Adopté il y a 20 ans par l’Assemblée générale des Nations Unies, le Traité d’interdiction complète des armes nucléaires n’a toujours pas pris effet. En effet, pour ce faire, il faut que les 44 États repris dans l’annexe 2 du Traité ratifient le texte. Sur ces 44 Etats, huit n’ont pas encore ratifié le texte. Ces Etats sont : la Chine, la République populaire démocratique de Corée, l’Egypte, l’Inde, l’Iran, Israël, le Pakistan et les Etats-Unis.

« J’appelle instamment les États Membres à agir sans plus attendre. Il ne faut pas que les États dont la ratification est nécessaire à l’entrée en vigueur du Traité attendent que d’autres se décident », a dit M. Ban. « Une seule ratification peut suffire à enclencher le processus. Tous les États qui ne l’ont pas encore fait devraient signer et ratifier le Traité, tant il est vrai que chaque ratification renforcera le principe d’universalité qui y est attaché et braquera plus encore les feux des projecteurs sur ceux qui restent passifs ».

« Compte tenu des risques catastrophiques que font peser les armes nucléaires sur notre sécurité collective d’un point de vue humain et environnemental − et sur notre existence même –, nous ne pouvons accepter que cette situation de blocage perdure », a-t-il encore dit.

En 2010, Ban Ki-moon s’est rendu dans la région de Semipalatinsk, au Kazakhstan, où le polygone d’essais nucléaires a été fermé il y a un quart de siècle.

« Aux victimes de ce site s’en ajoutent d’autres, éparpillées dans toute l’Asie centrale, en Afrique du Nord, en Amérique du Nord et dans le Pacifique Sud », a souligné le Secrétaire général.

« L’interdiction de tous les essais nucléaires mettra fin à cet héritage empoisonné. Elle sera l’impulsion qui débouchera sur d’autres mesures en faveur du désarmement en ce qu’elle montrera que la coopération multilatérale est possible, et contribuera à instaurer la confiance nécessaire à l’adoption d’autres mesures de sécurité régionale, y compris une zone exempte d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire exécutif de l’Organisation du Traité pour l’interdiction complète des essais nucléaires, Dr Lassina Zerbo, a rappelé de son côté que « les essais nucléaires ont un impact dangereux et déstabilisateur sur la sécurité mondiale et font payer un lourd tribut à l’environnement et à la santé humaine ». « Nous avons besoin d’une action pour que le TICE entre en vigueur », a-t-il dit.

« Huit pays devraient-ils prendre en otage le reste du monde pendant si longtemps ? Il faut faire quelque chose », a-t-il ajouté.

 

 

(Extrait sonore : Lassina Zerbo, Secrétaire exécutif du Commité du TICE; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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12/12/2017
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