Kosovo: la réconciliation passe par la réduction des inégalités et la lutte contre la corruption

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Photo ONU / Flaka Kuqi

La situation au Kosovo a été examinée ce matin par le Conseil de sécurité. Un débat lancé par Zahir Tanin, le Représentant spécial du Secrétaire général dans la province et chef de la MINUK, la Mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo. Intervenant par videoconference de Pristina,  Zahir Tanin a dressé une nouvelle fois un bilan mitigé.

Le Représentant spécial des Nations Unies a indiqué qu'au cours des trois derniers mois, la situation au Kosovo a été plus stable que durant les trimestres précédents, même si les tensions restent sous-jacentes. Comme en témoigne, le report par le parlement de la ratification de l'accord de délimitation territoriale avec le Monténégro. Ou encore, les trois attaques à l'explosif commises en août.

Or, a fait remarquer Zahir Tanin, ces tensions vont à l'encontre du pragmatisme voulu tant par les leaders nationaux que locaux. Mais surtout des attentes de la population en matière d'emploi, d'éducation, de santé, de primauté du droit et de lutte contre la corruption. Or ne pas les satisfaire, ne pas réduire les inégalités économiques risque de diviser davantage les communautés bien plus que le nationalisme ethnique ou religieux a mis en garde le Représentant spécial.

Zahir Tanin a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale et la réconciliation grâce au dialogue initié par l'Union européenne. Il a aussi mis l'accent sur le rapatriement des 16 000 personnes déplacées dans la province et le sort de 1 600 personnes toujours portées disparues. Enfin, le Représentant spécial a estimé que la présence d'éléments islamistes radicaux exige une réponse coordonnée de la communauté internationale.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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16/10/2017
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