Disparation forcée : ”Une victime est une personne qui en est directement touchée”

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Chaque année, le 30 août, est célébrée la Journée internationale des victimes de disparition forcée.  Cette année, le Comité sur les disparations forcées et le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires appellent les États du monde à prévenir et éliminer les disparations forcées y compris celles de courte durée et à veiller à ce que les proches des personnes privées de liberté soient informés de manière complète et rapide de leur détention.

Selon Emmanuel  Decaux, Président du Comité des disparitions forcées ”ces disparitions forcées et celles de courte durée sont très sérieuses parce que la personne est placée dans une sorte de vide juridique, une sorte de trou noir  sans savoir ce qui va lui arriver et ne sait mème pas si la disparition va durer quelques jours, quelques mois ou plus et si son sort va être tragique. ‘

Les disparitions forcées ont souvent servi de stratégie pour faire régner la terreur dans la société. Le sentiment d'insécurité résultant de cette pratique ne se limite pas aux proches de la personne disparue, mais touche aussi la communauté et l'ensemble de la société.

Alors qu'elles étaient très répandues au sein des dictatures militaires, les disparitions forcées sont aujourd’hui perpétrées dans des situations complexes de conflit interne, en particulier comme moyen de répression politique des opposants.

En juin 2006, le Conseil des droits de l'homme a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparations forcées. Depuis 52 États ont ratifié cette convention.

Depuis 2011, l'Assemblée générale de l'ONU a décidé de proclamer le 30 août Journée internationale des victimes de disparation forcée.

(Extrait sonore: Emmanuel Decaux, Président du Comité des disparitions forcées; propos recueillis par Florence Westergard)

 

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12/12/2017
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