Colombie : l'ONU ne cherche pas à imposer un accord de paix

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Jean Arnault, jefe de la Misión de la ONU en Colombia, este martes en su primera comparecencia ante la prensa. (Photo: CINU Bogotá)

Le chef de la nouvelle mission politique des Nations Unies en Colombie a promis le soutien indéfectible de l’ONU à la mise en œuvre intégrale de l’accord conclu par le gouvernement colombien et les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple (FARC-EP) pour mettre fin au conflit.

« En tant que Nations Unies, nous sommes convaincus que cette longue négociation offre une réelle chance de clore le chapitre de la guerre, une fois pour toutes. Et cette opinion est également partagée par les parties », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, Jean Arnault, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bogota, où se trouve la mission.

Fin janvier 2016, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution visant à établir une mission politique d’observateurs internationaux non armés pour surveiller et vérifier le dépôt des armes et, dans le cadre d’un mécanisme tripartite, un cessez-le-feu bilatéral définitif et la cessation des hostilités après la signature d’un accord de paix.

Les parties, engagées dans des pourparlers de paix à La Havane, à Cuba, depuis 2012, ont convenu le 19 janvier de demander conjointement au Conseil de sécurité d’établir la mission. Le 23 juin à La Havane, ils ont conclu l’accord sur le cessez-le-feu bilatéral définitif, la cessation des hostilités et le dépôt des armes.

Le Département des affaires politiques de l’ONU a commencé le processus de planification afin d’être prêt à déployer la mission dès la conclusion de l’accord de paix. Les 80 premiers observateurs sont arrivés en Colombie à la fin juillet.

« Nous ne voulons pas vous imposer un accord de paix. Nous voulons garantir, au mieux de nos capacités, aux deux parties et à tous les Colombiens, que tout ce qui a été discuté et a été convenu à La Havane, sera mis en œuvre sur le terrain », a dit Jean Arnault.

« Cette mission a un profil différent, à la fois en raison de son mandat et aussi en raison de sa durée. Il s’agit d’une mission temporaire qui restera en Colombie tant que le processus de cessez-le-feu et de désarmement est mis en œuvre. Lorsque ce processus sera terminé, la mission sera retirée », a-t-il déclaré.

Dans un point de vue publié dans le journal colombien El Tiempo, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que le déploiement de la mission en Colombie serait une « expérience sans précédent » dans le pays, ainsi que dans l’histoire des missions d’observation de cessez-le-feu de l’ONU.

« Le seul but de cette mission d’observation internationale est simple : faire en sorte que ce qui a été convenu à La Havane concernant le cessez-le-feu et le dépôt des armes soit mené en Colombie; et que les engagements pris par le gouvernement colombien et les FARC-EP soient pleinement mis en œuvre », a-t-il ajouté.

 

(Extrait sonore: Jean Arnault, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie.)

 

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20/10/2017
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