Gros plan sur les drogues – du Captagon en Syrie au commerce sur le darknet

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Un champ de pavot. Photo : ONUDC

Au courant de l'année dernière, un adulte sur 20 a consommé au moins une drogue. Et selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) cela représente 250 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans. Un chiffre équivalant approximativement aux populations de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni réunies.

Un facteur préoccupant est l'augmentation du nombre de personnes qui ont des problèmes de santé liés à la drogue, un augmentation qui s'élève à 2 millions. En tout,  29 millions de personnes  seraient diagnostiquée avec une dépendance à la drogue. Ceci s'explique par une augmentation du nombre d'usagers d'héroïnes en Amérique du nord et en Europe de l'ouest mais aussi une augmentation de l'usage du cannabis et d'autres drogues en général.

Avec 183 millions de personnes l’ayant consommé, le cannabis reste toujours la drogue la plus couramment consommée à l’échelle mondiale, suivie par les amphétamines. Si sa consommation est restée stable à l’échelle mondiale ces trois dernières années, les Amériques, suivies par l’Afrique, restent cependant les régions où l’on enregistre les plus fortes production et consommation d’herbe de cannabis.

L’ONUDC note aussi une augmentation relativement élevée des saisis d'amphétamines, sept fois plus du nombre de saisis dans les 15 dernières années, ainsi qu’une hause du commerce des comprimés de Captagon au Moyen Orient. Cette production illicite qui était surtout localisée en Europe du sud est, notamment en Bulgarie et en Turquie, est apparue ces dernières années en Syrie comme pays d'origine. Ces comprimés seraient utilisées par différentes factions combattantes en Syrie mais aussi exportés dans d'autres pays dans la région comme en Jordanie ou en Arabie Saoudite.

Aussi il y a une augmentation du nombre de personnes qui se procurent les drogues sur l'internet ou Dark Net. C'est surtout des drogues de synthèse et permet aux consommateurs d'être moins exposés à de possible violence ou à la police. Ce qui est inquiétant est que cette source touche des usagers qui autrement ne seraient pas procuré de la drogue

Pour ce qui est de la consommation de la drogue en général on estime à un sur 3 des usagers de sexe féminin. Et cette différence est surtout liée à l'environnement. Les hommes sont plus usagers de cannabis, d 'héroïne et des stimulant de type amphétaminiques alors que les femmes sont plus usagers de d'opioïde et de tranquillisants

(Interview audio : Chloé Carpentier, Chef de la Section de recherche sur les drogues à l’ONUDC ; propos recueillis par Isabelle Dupuis)

 

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11/12/2017
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