Syrie : l'OMS condamne plusieurs attaques meurtrières contre des hôpitaux

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Des médecins traitent un homme grièvement blessé à la tête à l'hôpital chirurgical Al Razy, l'un des 4 derniers hôpitaux ouverts à Alep, en Syrie. Photo : OMS / T. Jasarevic

Dans un communiqué de presse, l’agence a indiqué que, le 16 juillet, l’hôpital Omar Ibn Abdel Aziz, situé dans la partie Est de la ville d’Alep, a été attaqué pour la troisième fois en 45 jours. Plusieurs membres du personnel médical auraient été blessés durant cette attaque.

Par ailleurs, l’OMS a indiqué que, le 14 juillet, l’hôpital de campagne Hamra Kafr, dans la périphérie Nord d’Alep, a été fortement endommagé par des combats qui auraient tué une personne et blessé plusieurs autres. « Les services de soins de santé sont désormais interrompus et l’hôpital est dysfonctionnel », a déclaré l’OMS, ajoutant qu’une ambulance située à proximité a aussi été détruite lors de l’attaque et que son conducteur a été blessé.

L’agence a d’autre part indiqué que, le 11 juillet, un hôpital soutenu par une organisation non gouvernementale locale à Idlib aurait aussi été frappé, entraînant la mort de 3 civils. « L’hôpital, qui fournissait une moyenne de 2065 consultations externes et 86 interventions chirurgicales majeures [par mois], est désormais fermé », a précisé l’OMS.

L’agence a estimé que ces derniers événements constituaient un sérieux revers pour les communautés touchées par le conflit, ainsi qu’un défi supplémentaire pour les travailleurs humanitaires en Syrie. « Il est inacceptable que de telles attaques contre les soins de santé, qui violent le droit international humanitaire, surviennent aussi fréquemment et avec une telle ampleur », a dénoncé l’OMS.

L’agence a ainsi rapporté jusqu’à 40 attaques confirmées contre des établissements de santé à travers la Syrie en 2016, estimant que près de 60% des hôpitaux publics du pays avaient fermé leur protes ou ne fonctionnaient que partiellement.

Face à cette situation, l’OMS a exhorté à nouveau toutes les parties au conflit à respecter la sécurité et la neutralité des agents de santé et des établissements de santé.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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