Syrie : le Conseil des droits de l'homme plaide pour une transition politique

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Par une résolution sur la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne adoptée par 27 voix pour, 6 contre (dont la Russie et la Chine) et 14 abstentions, le Conseil des droits de l'homme a condamné, ce vendredi à Genève, dans les termes les plus vifs les actes meurtriers de plus en plus nombreux, qui sont commis en Syrie, dont ceux susceptibles de constituer un crime de guerre. Le Conseil demande à la Commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne de continuer d'enquêter sur tous ces actes.

 

Parmi les nombreuses exactions que condamne cette résolution figurent les actes terroristes et les violences commis contre des civils par Daesh, le Front al-Nosrah ou d'autres organisations terroristes désignées par le Conseil de sécurité. Dans cet texte adopté par 27 voix pour, 6 contre et 14 abstentions, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU rappelle que le terrorisme ne peut pas et ne doit pas être associé à une religion, une nationalité ou une civilisation, quelle qu'elle soit.

Par ailleurs, tout en dénonçant les nombreux crimes en cours en Syrie, le Conseil réaffirme que la solution du conflit passe par une véritable transition politique.

Parmi les pays ayant soutenu cette résolution, le Royaume-Uni demande au Gouvernement d'Assad, Daech et aux combattants étrangers de mettre fin au bain de sang. Mais Damas qualifie le texte de « politisé » alors que pour la Fédération de Russie, les atrocités de masse, des actes terroristes ne sont pas seulement le fait de Daech ou de l'organisation Al-Nosra mais peuvent porter la signature d'autres groupes peut-être moins connus mais tout aussi sanguinaires. Et pour Moscou, l'important est de contribuer au processus politique en Syrie.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des nations Unies)

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23/10/2017
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